FIBROMYALGIE SOS

          

    Ecritures...

 

Poèmes et Pensées écrits par Catherine Déclis,

Artiste par le Verbe et la Plume, atteinte par la Fibromyalgie.

Que de talent et de ressources pour l'âme dans ses visions de la Vie,

laissons aller notre âme dans ces monde ... qui nous ressemble tant...

Alain Leseine (DominiqueBruyere@aol.com) Webmaster.

 

 

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Monsieur Alain Leseine (DominiqueBruyere@aol.com) possède mon accord

pour la reproduction des écrits sur le site FibromyalgieSOS en date du 16.06.2007

Catherine Déclis.

L'important, c'est d'y croire et d'y croitre !

Pour trouver solution à toute désolation
Pasteur a mis son cœur pour vaincre le malheur
Et attaquer la rage qu’on dit pour les sauvages

Et la tuberculose, c’est à peine si j’ose
M’approcher de ce lit près de cet homme qui gît
Au cours d’un accident et involontairement
Fleming est arrivé et l’a enfin sauvé

Il est des couples unis et quelques femmes aussi
Qui se sont adonnées à vouloir rechercher
Je pense bien ici à Madame Curie

Laennec et bien d’autres qui sont tous des nôtres
Ont su tendre leur main pour sauver ceux des siens
Atteints de maladies vrais fléaux de la vie
Et ne trouvent espoir si on ne veut pas les voir

Mais dis donc Papa, si on ne la voit pas !
C’est qu’elle n’existe pas ?

Non vois-tu mon enfant juste on ne la comprend
Sans aucun sentiment !

Mais qui va écouter et qui va la soigner
Là vois-tu mon enfant, je ne sais pas comment
mais il viendra un jour et je ferai tout pour
Que cette maladie qu’on nomme fibromyalgie
Trouve quelqu’un de cœur qui ose ce labeur !

Ce sera le génie de la fibromyalgie !


Catherine Déclis,
Le 26 juin 2007,

INFIRME HIER ET AUJOURD'HUI TOUT AUTANT, POURTANT !

Avant d'en arriver à lancer un ultime SOS sur le chemin de la maladie....

BEAUX PIEDS

Regardez-moi ces pieds, vilains pieds mal chaussés,

Ces pieds si mal bottés impossibles à marier ;

Mieux vaut les ignorer et les laisser passer,

Plutôt que les aider et les faire progresser.

 

Les voici isolés, ces pauvres petits pieds,

Si souvent malmenés, si peu souvent aimés,

Ne sachant même avouer lorsqu'ils sont fatigués,

Oser être massés, caressés et aimés.

 

Pouvoir les hydrater, savoir les réchauffer,

Juste s'en occuper  pour qu'ils puissent me porter,

Sans même les écouter  parler et expliquer,

Parfois même crier, implorer d'arrêter.

 

Ils sont sensés porter, mener et traverser,

D'allées en contre allées, ainsi se promener,

Effleurer, écraser, éviter, hésiter,

Diriger, profiter, visiter ou flâner.

 

Depuis que je suis née, depuis bien des années,

Ils ont su me donner une joie illimitée,

Mais non fidélisés, ils m'ont laissé tomber,

Et m'ont abandonnée, en cessant de marcher.

 

Le 28 juillet 2002.

 

Avec parfois, des incompréhensions vis-à-vis du monde des bien portants !

MAL A DIRE

MALADIE !

Mon corps s'évertue  à dire qu'il n'en peut plus,

Mon âme est mise à nu, l'esprit sans retenue,

Fait de ma sève perdue, un produit sans vertu.

 

Oser aimer la vie qui m'a parée d'oublis

D'envies inassouvies pour un non pour un oui,

Laissée sur le parvis  signé de " ici gît ".

 

Pourquoi donc continuer espérer être aimée,

Depuis toujours niée, éloignée, tracassée,

Attendre et désirer un repos mérité.

 

Je ne suis différente sinon indépendante,

Pleureuse, riante, rêveuse et parfois soupirante,

Me sentant ignorante, sourde et malentendante.

 

Aujourd'hui regardée, je suis handicapée,

Hors de la Société car perdu mon métier

Et mon utilité d'une planète désœuvrée.

 

Comment apprendre à dire autrement qu'en soupirs,

Ce que sert de souffrir et sans parler du pire,

Ceci pour vous servir sans idée de martyre.

 

Vivez avec passion toutes vos émotions,

Croquez vos impressions loin du quand dira-t-on,

Aimez ces sensations qui émoussent l'illusion.

 

Et puis vous seule savez ce que vous désirez,

Alors osez montrer ce que vous seule valez,

Au risque d'être jugée, mal aimée, condamnée.

 

Car nul autre que vous, dans ce monde de fous,

Qui sans dessus dessous fait la guerre comme on joue

A jeter des cailloux, se déguiser en loup...

 

Alors aimez les pierres, les fougères et le lierre,

Et même la misère,  la galère et les vers,

Rien qui ne rend amer si le cœur est sincère.

 

Je n'ai peur de mourir pas plus que de souffrir,

Et de ce mal à dire tente de ne pas maudire,

Sinon oser sourire même s'il faut en mourir.

 

Le  9 octobre 2002.

 

Et puis, certains jours,

MAUDITS MAUX

MOT DIT MOT ! MOT DIT MAUX ! MOT DIT MAUX DIT MOTS ...

Mot du meilleur comme du pire

Mot d'un ailleurs qui fait rire

Mot  ravageur qui empire

Mot voyageur qui fait dire

 

MAUDIRE

 

Maux s'invitant à ma table

Maux s'immisçant comme du sable

Maux redoutant l'équitable

Maux peu vivant peu aimables

 

MAUSSADE

 

Mot qui pleure

Mot qui rit

 

MOQUERIE

 

6 octobre 2006

 

Et puis certaines heures

MALADIE

Mon corps devient fossile, mon esprit trop hostile, mes pensées fort futiles !

 

Derrière ce clavier, je ne peux pas rester, obligée de bouger, me changer les idées, et pour rester en phase avec la dernière phrase, faire de la table rase des mots avec emphase !

 

De mes amours perdus, de mes amis déçus, je ne vois qu'une issue, vivre avec retenue !

 

Des mes espoirs vaincus, de mes combats battue, je ne vois qu'un salut, prier pour l'absolu !

 

Rester là et attendre, rêver à s'y méprendre, qu'une main va se  tendre et me sortir des cendres !

 

Non faute de courage, la vérité surnage, ma vie est un carnage où je deviens sauvage !

 

L'esprit s'en est allé, par delà divaguer, et pour le ramener, nul navire est paré !

 

Il me faut donc subir, et plus ce qui est pire, car depuis ce navire, voguer égale chavire !

 

Je suis désespérée et dois me l'avouer car plus rien n'est sensé continuer à souhaiter !

 

Je vous dis de cette vie, dont je n'ai plus envie, qui ne pose que souci, je suis au bout et pis !

 

Je suis si fatiguée, que vain est continuer ce chemin délabré, de toute vie dénué !

 

Je ne veux pas mourir, mais ne peux plus souffrir, même lorsque je respire, l'air pur me fait périr !

 

Je crie fort au secours, dans ce monde de sourds, où chaque jour est pour, gagner tout sauf l'amour !

 

20 février 2004.

 

Avec parfois de lourdes idées sombres,

MORAL DE PLOMB

Comme une ligne de fond

Perdue et sans bouchon

Dépourvue d'hameçon

Joue avec les poissons

 

Un moral de plomb

M'entraîne sans façon

Me dit c'est pour de  bon

L'heure de toucher le fond

 

Je trouve ça tellement long

Et je vous dis pardon

Enterrée ma passion

Et  perdue  ma  raison

 

Le 17 avril 2007

 

Et puis des jours salasses

LA ! LASSE ! HELAS !

Scruter le temps qui passe

Les heures qui s'entrelacent

Et les jours qui s'amassent

Les mois qui se fracassent.

 

Ainsi les années passent

En souffrances qui agacent

Tous ces maux me dépassent

A ne pouvoir faire face.

 

Douleurs prises dans la masse

Qui souvent me tracassent

Génératrices d'angoisses

Qui jamais ne trépassent.

 

Alors que  tout se casse

Explose en mille places

Que mon corps se fracasse

En un tas de caillasse

 

Mon âme se déplace

Vers les terres les plus basses

Et ce corps  trop coriace

Semble accepter l'impasse

 

Même avec de l'audace

Osant briser la glace

Personne ne m'embrasse

Et encore moins m'enlace

 

A cet état de grâce

Corps flottant dans l'espace

Je n'inscris aucune trace

De cette vie qui passe.

 

Le 24 février 2006

 

Des jours je m'abandonne

MAL DONNE

La maladie qui sonne

Me terrasse et m'étonne

Mon corps pleure comme personne

Mon âme déraisonne.

 

Je trouvais la vie bonne

Et j'en faisais des tonnes

Plus rien ne me passionne

Pas même devenir nonne.

 

Une envie qu'on rationne

Un vœu qu'on affectionne

Tout ceci m'abandonne

Pour un désert sans borne.

 

Accepter cette donne

Comme une bombe qui détonne

Ancrée dans ma colonne

Qu'elle a trouvé mignonne.

 

Comme un glas qui résonne

Une vie qu'on rançonne

Et si je démissionne

C'est que je suis atone.

 

Le 4 mars 2006

 

Et des jours de fatigue où je m'économise

PLUIE

Il pleut sur la terre comme il pleut sur mes vers

Et je tricote les mots pour me tenir au chaud

Tentant de faire rimer pour tenir sur mes pieds !

 

Le 13 octobre 2007

 

Et me rappelle hier

SOUFFRANCE

En vain dès le matin

Je cherche la récompense

De ce puits de souffrance

Qui se creuse en mon sein !

 

Je regarde la patience

Sans besoin ni attente

Face à des heures si lentes

Qui transpirent le silence !

 

Du temps rien n'est resté

Ni vide ni absolu

Le sourire s'est perdu

Le rire s'est envolé !

 

Comment garder espoir

Frôler des yeux l'amour

Dans un monde de sourds

Un univers de foire !

 

Je suis là et observe

Vois qu'il n'y a rien à dire

Que faire peut tendre au pire

Au mieux je me préserve !

 

10 septembre 1992.

 

Et depuis des années,

VA GUERIE

Tandis que la santé oublie de rayonner

Me plonge dans le noir à user mes mouchoirs,

Parler de guérison me fait perdre la raison

Rêver l'imaginer alors qu'elle n'est pas née !

 

Ainsi sur des années, des pages et gros cahiers

Je pourrais vous parler, raconter, vous narrer

Sur un ton chagriné et non pas résigné

A quoi la vie ressemble pour des âmes qui tremblent.

 

Le 14 octobre 2006.

 

Alors, je me réfugie ici,

TELETHON

Quelle préoccupation autour de l'embryon

Pour parvenir enfin à poser le mot fin

Sur des anomalies qui pourrissent la vie

En calvaire quotidien du malade et des siens !

 

Je regarde mes frères pour un jour en lumière

Expliquer simplement quel est ce sentiment

Lorsque l'on est atteint et que tout semble vain

Sans autre solution que vivre d'illusions !

 

Rendez-vous annuel explorant ce duel

Entre la maladie et des chercheurs conquis

Qui se sont engagés à fouiller et trouver

L'ultime responsable en unique coupable !

 

Cette même réunion de cœurs à l'unisson

Représente un espoir qu'on ne peut laisser choir

Surtout pour les enfants aux regards brillants

Veillant sur le compteur en chiffres de bonheur !

 

Le 8 décembre 2006.

 

Et aussi beaucoup ici,

DAME NATURE

Infinis vents et pluie font des larmes et des cris

D'une nature épuisée comme ayant tout donné

Ne sachant plus que faire ne pouvant plus se taire

Tellement il est pressant de regarder l'instant

 

Elle reconnaît la main qui aime le labeur

Et embrasse le cœur du joyeux travailleur

Qui versent dans la terre des sentiments sincères

En brassées de sueur fait gerbes de bonheur

 

Ecoutons la parler et parfois chuchoter

Tendons bien nos oreilles sur autant de merveilles

Qu'elle sait bien susurrer à qui veut se pencher

De quelques nouveautés qu'elle nous a réservées

 

Mais souffre de ce monde qui en devient immonde

Et se demande pourquoi on ne l'écoute pas

Un remède à  la faim elle offre à chacun

Qui au lieu du partage cultive son avantage

 

Tout ce qu'elle a donné avec grâce et bonté

Devient terrain de guerre et monde des affaires

Géante place de foire sans amour ni espoir

Cahot de la pensée pour des choses insensées

 

Elle ose donc la colère se poser sur ses frères

En invitant le ciel à combattre en duel

Dans une lutte vicieuse elle en devient fiévreuse

Et se met à trembler à force de gronder

 

En paroles déchaînées fait la rage monter

Crachant braises et cendres à qui veut bien l'entendre

Hurlant haut sa défaite en guise de tempête

Criant son désarroi avec des mots d'effroi

 

Rien ne peut l'arrêter dans cette course effrénée

Qui avale la confiance en guise de dernière chance

A se rompre le cou pour que tous ceux avouent

Répondre à certaines lois qui ne vont pas bien droit

 

Il faudra la prier, se remettre à ses pieds

Et oser l'implorer de venir nous aider

Elle fera de son mieux pour répondre à nos vœux

Quand l'homme aura compris qu'il n'est autre que petit !

 

Le 1er mars 2007

 

Parfois, là,

LA ROSE

Comment oser la rose

Princesse de la prose

Qui dans nos cœurs repose

En bouton ou éclose

 

La reine des jardins

Qui invite en son sein

A humer les parfums

Du monde qui est le sien

 

En guise de calice

Où la rosée se glisse

Pourvue de mille délices

Ignorant la malice

 

Si elle se veut discrète

Bien que plus que parfaite

Son odeur nous entête

Sa beauté nous tient tête

 

Délicate émotion

Réclamant attention

Elle est en toute saison

La fleur de la passion

 

Le 7 février 2007

 

Et même ici,

LE CHEVAL

(extrait)

 

Ce bien noble animal qu'on appellera cheval

S'extrait de l'écurie avec grâce et envie

Essuie quelques ruades non pas qu'il soit malade

Mais la fougue exprimée relate sa bonne santé !

 

Mérichippus grand-père, Mésohippus son père

Il peut se montrer fier de sa lignée altière

Sa généalogie non tombée dans l'oubli

Témoigne du passé ce qu'il dut endurer !

 

Issu de Mongolie il se montre petit

Et habillé de blanc est dit arabisant

Parfois lourd et bougon famille du Percheron

Distingué élégant lorsqu'il est né pur-sang !

 

Voué à l'état sauvage depuis son plus jeune âge

La nature contrariée le fit domestiqué

Pour en faire un tireur porteur et travailleur

Et au pire un guerrier et videur d'étriers !

 

Dit de selle ou de trait destiné au harnais

Il sera Boulonnais ou peut être Ardennais

Obligeamment docile de manipulation facile

Passera sa vie entière à porter des œillères !

 

Monté en amazone il se transforme en trône

Avec une fière allure avale les encablures

Alterne pas et trot parfois triple galop

Avec la liberté d'être ainsi chevauché !

 

Son œil intelligent reflète le dedans

On ne peut oublier son regard égaré

Quand il est peu confiant et lorsqu'il est content

Acquiesce de la tête qu'il se sent à la fête !

 

Sa robe est tantôt noire luisante comme un miroir

Parfois fauve marron brune pour briller sous la lune

A moins qu'elle ne soit blanche en guise de revanche

Alezane ou bien bai selon ce qui lui plait !

 

Un œil non avisé se verra étonné

En observant son pas qui à l'amble parfois

Fait de sa différence une toute autre cadence

Qu'on le croirait dompté d'ainsi oser marcher !

 

Les oreilles dressées on peut lui chuchoter

Qu'être ainsi adopté par une âme esseulée

Est plus pour être aimé que seulement monté

Et cette prise en otage recherche le partage !

 

Sa puissance est complète physionomie parfaite

Sa sensibilité sous les doigts d'une fée

Il vaut bien mieux se taire et le regarder faire

Tellement son instruction vaut toutes les discussions !

 

Parfois dans ses salières coulent des larmes de mer

Pour dire qu'il est âgé et un peu fatigué

Et qu'il préfère de loin qu'on lui caresse le crin

Le laisse dans le pré plutôt qu'être monté !

 

D'ailleurs quoi ajouter de peur de tout gâcher

Sinon d'y réfléchir et peut-être me lire

Avec un peu d'amour et surtout de l'humour

Quand certains se régalent en mangeant du cheval !

 

Catherine,

Le 30 décembre 2006.

 

Ponctué par cela,

HUMEUR

Humeur câline, humeur chagrine

Humeur immonde, humeur qui gronde

Humeur joyeuse, humeur rieuse

Humeur bonheur parfois à l'heure

Humeur malheur à tout à l'heure

 

Le 27 mai 2007

 

En regardant ici,

LE BOIS

A la Sainte Catherine, tout bois prend racine !

 

En le regardant bien, ce bois au masculin

C'est en lui qu'on devine racine féminine !

Un ancrage à la terre comme agrippant la chair

Pour y puiser la force exprimée dans l'écorce !

 

Tantôt vert et brillant, devient sec et cassant !

Parfois lourd et massif, est rugueux, abrasif !

Et quelquefois gracile, maladif et fragile

Il prend toutes les allures qui sont dans la nature !

 

Il excelle en essences, témoin de sa naissance,

Le reflet de sa vie, l'image de sa survie !

Il fera de son mieux pour demeurer gracieux

Jouera avec l'espace en restant à sa place !

 

Observateur du temps qui passe lentement

Il traverse les saisons avec fougue et passion

En acteur immuable d'un rôle irréprochable

Fondu dans un décor que le promeneur adore !

 

Les branches en délivrance parlent d'arborescence

Prendront vite de l'aplomb, donneront des bourgeons

Qui deviendront des fleurs, feuilles et fruits à leur heure

Au rythme régulier de chaque été passé !

 

En années défilées, il pourra prospérer

Prendre de l'altitude autant que d'amplitude !

A la force de l'âge, offrir un bel ombrage !

Accueillir les enfants à s'y cacher dedans !

 

Parfois si fatigués car longtemps délaissés

Sinon par les oiseaux y trouvant le repos !

Ils seront découpés, sciés et débités

En un dernier hommage signé " bois de chauffage " !

 

Avec les plus belles branches on en fera des planches

Transformées en buffets, armoires, lits ou parquet

Parfois un tronc entier se verra évidé

Pour devenir bateau, pirogue ou bien radeau !

 

Est-ce le fruit du hasard ? Un parfait avatar ?

Que la présence sur terre de cet or qu'on dit vert !

Ces messieurs aux grands airs ont de quoi être fiers !

Faute de les côtoyer, veuillez les respecter !

 

Le 19 novembre 2006.

 

Où bien encore par là,

LE BLE

A l'heure où il verdit sur une terre endormie

Il devient prometteur pour tout agriculteur

Suppliant que le vent ne soit pas trop violent

Et la pluie suffisante sans devenir méchante !

 

Un vaste champ de blé plaisant à dessiner

Offrant aux amateurs sa palette de couleurs

Du jaune de l'épi au coquelicot joli

Tournesol égaré dans le cœur de l'été !

 

A la ferme l'effusion pour une longue procession

Légumes et fricandeaux mijotent sur les fourneaux

Les hommes déterminés ont les manches retroussées

Les machines se préparent comme pour un grand départ !

 

Des plateaux jaunes d'or saillants dans le décor

Tous prêts à accueillir et à s'y bien tenir

Pour offrir à nos fesses ces assises de princesses

Commandes de rempaillage attendent les battages !

 

Arrive la moisson, le grain coule à foison

Sous la balle il est mûr et sous l'ongle il est dur

L'épi gagne du poids pour une farine de choix

Qui viendra chez chacun en un pain quotidien.

 

Après la minoterie rendu moulu petit

C'est par le boulanger qu'il devra transiter

Dormant dans de gros sacs déposés là en vrac

Il repose tranquillement sans souci du gros temps !

 

Vidé de son étui il rencontre la pluie

Pour un très long massage suivi d'un pétrissage

Se trouvant réchauffé, il se met à gonfler

Enfin prêt pour le jour de visiter le four !

 

Avec ses compagnons, petits, gros, longs et ronds

Ils chuchotent dans l'osier qui vient les transporter

De leurs habits dorés comme les champs de blé

Côtoyés autrefois, dont ils étaient les rois !

 

Puis les voici perchés, accrochés et posés

Déshabillés des yeux par des nécessiteux

Dont le regard précis, observe et choisis

Celui qu'il invitera pour le prochain repas !

 

Jamais n'est oublié, plaisant à partager

Et depuis qu'il est né, jamais fut délaissé !

C'est une vie heureuse, existence chanceuse

De savoir le pourquoi on existe ici bas !

 

Le 25 novembre 2006.

 

En rêvant là-bas,

LA BANANE

C'est un fruit délicieux, un dessert savoureux

Le premier dégusté alors qu'encore bébé

Accompagnant l'enfance en guise de récompense

Jusque dans la vieillesse rejoignant la jeunesse !

 

Dans une coupe de fruit on ne regarde que lui

Sa couleur chaleureuse appelle la main heureuse

A venir le choisir contenter le plaisir

De la dégustation d'un fruit des quatre saisons !

 

Joli à regarder, facile à empoigner

C'est le même rituel à chaque fois qu'on le pèle

Eveil des papilles lorsqu'il se déshabille

Parfum de souviens-toi donné à l'odorat !

 

Pourtant si familier bien que fruit étranger

Comment ne pas penser à l'arbre qui l'a porté

Sa terre de  naissance, lointaine provenance

Qu'il a fallu quitter encore prématuré !

 

Les feuilles sont magnifiques et la fleur est magique

Le régime une vision comme une apparition

Une beauté incroyable presque inimaginable

Qui suscite l'étonnement nourri en le mangeant !

 

La mère puise en la terre des richesses entières

Afin de mieux grandir et pouvoir nous offrir

Le fruit de la raison qui déchaîne la passion

Du besoin d'être fort et d'avoir du ressort !

 

C'est simultanément qu'elle élève son enfant

Prêt à lui succéder dans une poignée d'années

Reproduisant ainsi la chaîne de survie

Pour la continuité d'une espèce sauvegardée !

 

Et puis il fut dompté, en parc cultivé

Fortement concentré sur des terres épuisées

Où il devra produire, reproduire et mourir

Pour un côté pratique autant qu'économique !

 

C'est un fruit délicieux, un dessert savoureux

Un bouquet de saveurs arrosé de chaleur

Qui à chaque bouchée invite à voyager

Dans le plus beau palais nommé la bananeraie !

 

Le 29 novembre 2006.

 

Et goutant ici,

LE GATEAU

Oh mon Dieu qu'il est bon le gâteau fait maison

On sait qu'il n'y a dedans que de nobles ingrédients

Qui feront du quatre heures des bouchées de bonheur

Donneront les yeux brillants et la joie des enfants !

 

Ils n'ont rien à envier à ceux du pâtissier

Peut-être plus jolis, de beaux produits finis

Mais on ne sait jamais si on ne le connaît

S'ils seront succulents, savoureux, renversants !

 

Que dire de l'éclair et sa crème pâtissière

Semblant tendre les bras en disant mangez-moi

Et la tarte Tatin qu'on déguste à pleines mains

Les doigts pleins de crème fraîche et caramel qu'on lèche

Et puis la religieuse en grande dame délicieuse

Dans la boite en carton écrase son capuchon

Quant aux chocolatés ganaches et meringués

De belles figurines trônant dans la vitrine

Et puis tous les classiques renommés et basiques

Tartes aux fruits et croissants, chouquettes ou bien flans

Sans oublier les glaces dont jamais on ne se lasse

Les reines de l'été jolies et parfumées !

 

Domaine des enfants, des petits et des grands

Réservé aux gourmands qui sourient à pleine dent !

Finissant le repas en un bouquet de joie

Clôturant le banquet en spectacle complet !

 

C'est avec les années qu'il faudra modérer

Avec les sucreries s'ensuivent quelques ennuis

Le risque du diabète qui au tournant nous guette

Sans parler des rondeurs qui font notre malheur !

 

Oh mon Dieu qu'il est bon le gâteau fait maison

On sait qu'il n'y a dedans que de nobles ingrédients

Qui feront du quatre heures des bouchées de bonheur

Cerise sur le gâteau avec ou sans noyau !

 

Le 3 décembre 2006.

Car,

APPEL A LA VIE

(Extrait)

 

Depuis longtemps déjà,

Je regarde vers le bas,

Comme un chien aux aboies.

 

Luttant contre les peurs,

Baignant dans la sueur,

Je recherche le bonheur.

 

Fouillant dans le passé,

A la quête de clefs,

J'en oublie mes idées.

 

Scrutant dans le présent,

Même en y bien pensant,

J'en perds le sens du temps.

 

Trouverais-je donc un jour,

Ce pour quoi je suis pour,

Blottie contre l'amour.

 

Combien d'années d'errance,

A quel prix de souffrance,

Je marche à contre sens,

Recherchant l'étoile chance.

 

Pourtant je suis sereine,

Regarde la déveine

Sens le sang dans mes veines,

Et essuie toute ma peine.

 

Car je sais le bonheur

Que recèle mon cœur,

Qui n'attend que son heure,

Pour aider ceux qui pleurent.

 

Sans nulle contre partie,

Et sans aucun souci

J'en appelle sans répit,

A mon amie la vie.

 

Catherine,

Le 4 Janvier1992.

 

Et ainsi de suite, jour après jour, jusqu'au jour où, un 23 mars 2007...

BONJOUR,

 

J'arrive à peine et à grand peine, " sur la pointe des pieds ", devant le seuil de la maison que Dominique Bruyère ouvre à notre dignité !

Voilà, je pousse la première porte !

J'approche doucement pour me familiariser avec la configuration du lieu !

La lumière y est vive, je regarde les miroirs refléter des lueurs d'espoir, j'écoute le parquet

grincer par endroits ! Il y a du monde, plein de monde qui y vit, passe, repasse, pleure, s'interroge, crie, rie... Ca sent bon la vie !

Depuis hier, je déambule dans cette vaste demeure sans cesser de m'y perdre !

Difficile de quitter cette maison, jusque dans mes songes, comme cette maladie qui s'est installée à  notre table sans y être invitée et jamais rassasiée de notre ancestrale bonne santé.

Alors voilà, je m'appelle Catherine et remercie Dominique Bruyère de son accueil fraternel.

Je vous salue tous et chacun et vous souhaite une belle journée,

A bientôt.

 

Qui trouva naissance en,

 SOS FIBROMYALGIE

L'avez-vous côtoyé, c'est mon site préféré !

Il n'a rien de charmant, pas non plus séduisant

Surtout pour le passant qui arrive en chantant

Ayant cliqué par là au hasard de ses pas

 

C'est un lieu chaleureux, un cadeau fabuleux

Pour qui est concerné depuis tellement d'années

Autant que les nouveaux reconnaissant leurs maux

Tous unis dans l'oubli dont on n'entend les cris

 

Quelles sont donc ces douleurs qui réunissent nos cœurs ?

Hurlantes bien que muettes on les dit dans nos têtes

Si nous sommes déprimés, on peut donc nous soigner ?

Et toujours fatigués ! Ca peut se corriger ?

 

Mais le reste dérange m'a susurré un ange

Visible pour le cœur invisible pour docteur

Après moult examens coûteux ne disant rien

Faute de preuve par quatre, en oublie Hippocrate

 

Il va falloir attendre, éviter les esclandres

Se sentir équipé pour une longue épopée

Parcours du combattant vidé de tout son sang

Qui sera reconnu  à force d'être mis à nu

 

Il n'existe aucun mot pour traduire tous ces maux

Que seuls peuvent comprendre à ne s'y pas méprendre

Celui qui a vécu en se sentant vaincu

Une si mauvaise histoire jalonnée de déboires

 

Existe la douleur qui est tout sauf un leurre

A en perdre le goût et ce qu'il a de doux

Doucement elle s'immisce visiter les abysses

De nos corps épuisés et âmes contrariées

 

Entache le travail lourd comme une pierre de taille

Oublions nos passions transformées en poisons

Dérangeons les amis depuis longtemps partis

Se sentir seul au monde qui en devient immonde

 

Certains jours nous sourient sous forme d'accalmie

Qu'on hésite à montrer de peur d'être jugés

Il faudra expliquer et puis se justifier

Et demain sera pire à force de mots dire

 

Garder la porte close n'est pas la meilleure chose

Et quand on peut marcher surtout sans hésiter

Renifler au dehors et changer de décor

Ou bien rester assis et regarder la vie

 

Un chargé de mission nous ouvre sa maison

Pour venir exprimer ce que le monde veut nier

Préférant l'ignorance posée sur la souffrance

Plutôt que la citer, et puis l'accompagner

 

C'est un lieu chaleureux un cadeau fabuleux

Ouvert pour tous ceux qui ont froid jusqu'aux yeux

Face aux maux scandaleux qui font des malheureux

De plus en plus nombreux de moins en moins chanceux

 

C'est bon de le connaître, plus qu'il n'y peut paraître

Il accueille nos lettres qui n'auraient pas dû naître

L'avez-vous côtoyé ? C'est mon site préféré !

Le seul que je connaisse, hélas, je le confesse

 

Ou plutôt, qui n'auraient jamais dû naître, rompant sciemment la rime d'une maladie qui ne rime à rien !

 

Le 29 mars 2007.

 

Et tant le cadeau fut grand, le flot des mots rejoignait l'océan des maux,

FIBROMYALGIQUEMENT PARLANT

Poisson sorti de l'eau ailes cassées d'un oiseau

Biche visée par chasseur la touchant droit au cœur

Inséparable perdu par sa moitié vaincue

Sur le deuil de la faune personne n'est aphone

 

Il est bien naturel qu'en un monde cruel

La souffrance d'autrui ne tombe dans l'oubli

Alors pourquoi gommer le mot humanité

Dès lors que quelqu'un tombe et quelqu'une succombe

 

On ne fait que passer sur une terre l'invité

Avec tout le respect nécessaire à la paix

Visitons ce jardin qui ne nous appartient

Et côtoyons la pierre à même titre que nos frères

 

Implorons la nature de toujours rester pure

La vie de cheminer sur les meilleurs sentiers

Avalons du soleil qui n'a pas de pareil

Contemplons l'horizon qui est notre étalon

 

Et en y bien pensant ne sommes pas différents

Sauf une santé tronquée empêchant d'avancer

Ne l'avons pas choisie pourtant on la subit

En animal blessé souffrant restant caché

 

N'ai plus place pour la rage qui abat mon courage

Ni même la volonté que je croyais innée

Je suis là et j'attends sans la notion du temps

Mangée par la douleur qui me déchire le cœur

 

Ayant pendant longtemps couru après le vent

Le bon médicament et fabuleux traitement

Qui feront s'arrêter ce cauchemar étranger

Venu on ne sait d'où nous lacérer partout

 

Une à une s'éteignent à mesure que l'on saigne

Les lumières de la vie ses espoirs et envies

De nos corps sans repère coulent des larmes de mer

Que personne ne voit et tellement peu croient

 

Un cas un peu gênant médicalement parlant

Qui devient embêtant car en nombre grandissant

Mais il devient urgent de nous voir autrement

Car nous sommes impatients en milliers de patients

 

Souvent peu fortunés en parlant en deniers

Il nous faut à tout prix qu'on entende nos cris

Qui viennent du fond du cœur hurlant haut la douleur

Qu'on ne peut plus décrire tellement elle est pire

 

Au plus près de l'enfer ne sachant plus que faire

Une porte s'est ouverte une main s'est offerte

Endroit de qualité à ne s'y pas tromper

Et repos du guerrier qui n'a que trop pleuré

 

De tous nos caractères soudain devenus frères

Nous voici réunis pour exprimer l'oubli

Regardons les miroirs nous guider hors du noir

Repensons à hier se sentant seuls sur terre

 

C'est bien Monsieur Bruyère qui ouvre sa chaumière

Autant que Danièla invitant sous son toit

A faire se rencontrer en instants familiers

Nos âmes esseulées ne cessant de crier

 

C'est un présent inouï de rencontrer ainsi

L'existence de ce lieu en cadeau si précieux

Que je vis comme une chance point final à l'errance

Et points de suspension d'espoir en guérison

 

Le 8 avril 2007.

 

Et je ne parvenais pas à réaliser que,

PAPIER FROISSE

Tel un  papier froissé est un corps fatigué

Qu'on aimerait bien jeter pour pouvoir en changer

Mais il faut continuer, toujours persévérer

Sans cesser de lutter pour oser espérer

 

Ce papier maculé fait l'encre rencontrer

Venant le ramener à doucement respirer

Découvrir savourer réapprendre à goûter

Tituber trébucher réapprendre à marcher

 

Dans ces lettres cachées coulent une vérité

Un sens dissimulé ami de verbe aimer

Impossible d'en parler avec facilité

Car il s'est invité lorsqu'on s'est rencontré

 

Une voie de liberté aux saveurs si sucrées

Qu'on ne peut entacher car tellement ancré

Une nique au passé n'ayant pas épargné

Une histoire surchargée de mauvaises épopées

 

C'est mon site préféré j'en ai déjà parlé

Il a su me donner une joie illimitée

Une envie de donner et donner sans compter

Sans attendre ni chercher un retour d'amitié

 

Ce malheureux papier froissé et mal aimé

A déjà hébergé moult histoires insensées

N'aurait jamais pensé trouver à s'envoler

Tout juste destiné à devenir brûlé

 

Le 14 mai 2007.

Avec la chance d'avoir été épargnée de ceci,

SE SOUVENIR... ET SE SOUTENIR !

 

Merci de nous rappeler que si l'on est ici ensemble, c'est parfois parce que l'on a échappé de près " à la rue ", et qu'il y en a encore beaucoup qui errent où dégringolent sans comprendre comment ni pourquoi au regard de tant de choses de la vie !

Parfois à cause d'une fibromyalgie !

Même en pleine campagne, elle frappe si fort que je l'entends dans un village voisin, une maison pas loin... Jusqu'à ce qu'elle se cache, s'évapore, pour faire souffrir en silence, à distance, laissant se dégrader la vie qui tourne le dos au mot qualité et laisse la place à la rumeur !

Une main tendue est souvent  d'un corps meurtri,  parfois d'un homme qui vit la fibromyalgie sans le savoir !

Et lorsqu'il la tend devant un magasin d'alimentation, ça fait d'autant plus mal qu'il avale ses maux en guise de nourriture sans trouver les mots pour le dire !

Mal à dire, maladie !

Mes pensées vers nous et les autres, les nôtres,

 

Le 29 mars 2007.

 

Mais pour cela, il m'a fallu passer par là,

MON PREMIER ORDINATEUR

Me voici équipée pour venir vous parler

Et presque intimidée osant à peine parler

Car pour la première fois je vous invite chez moi

Non pas autour d'un thé mais devant un clavier

 

Quelle drôle de sensation habite ma maison

Qui remplie de quiétude liée à la solitude

Accueille tout à coup une lecture propre à vous

Venant illuminer mes monologues usés

 

Pas encore maîtrisé et encore moins dompté

J'écoute le moteur en moulin du bonheur

Envoyer mes paroles en grandes farandoles

Recevoir vos aveux en bouquets de beaux vœux

 

Je peux dorénavant ne plus craindre le temps

Et demeurer comprise tout en restant assise

Sans devoir me montrer me lever m'étirer

Parfois pousser des cris quand la douleur surgit

 

Une belle liberté venue à point nommé

Comme un prince charmant ou mieux médicament

Disponible à toute heure pour soulager mon cœur

Qui d'avoir tant saigné me semblait arrêté

 

Tous ces mots que je grime pour les réduire en rimes

Ont été les amis qui ne sont pas partis

Sensibles et fidèles pour me faire la vie belle

Ce pendant des années pour tenir sur mes pieds

 

Heureuse de partager quelques mots préférés

En ayant soin ma foi d'y modérer le poids

Et venir en sourire poser le souvenir

D'une personne soulagée par le site rencontré

 

Le 24 avril 2007.

Et apprendre cela,

MACHINE

(Extrait)

 

Tant d'incompréhension autour de l'illusion

De ce monde virtuel jugé artificiel

Que je regarde de loin comme n'étant pas le mien

Un pays de soucis qui donne le teint gris

 

Adopter un langage qui me semble sauvage

Développer l'impatience de vaines espérances

Subir l'énervement des disfonctionnements

Se sentir dépitée quand ça ne veut pas marcher

 

En crise de folie rechercher le souci

Visiter les rubriques en lectures bibliques

Se laisser embarquer en terrain étranger

Sans laisser aucune trêve ni place pour le rêve

 

En grande concentration suivre les instructions

Et se laisser guider en soldat bien formé

Qui ne fait qu'obéir avalant ses soupirs

Ne faisant qu'appliquer sans oser respirer

 

Commence le voyage dans lequel je surnage

Des déambulations en circonvolutions

Labyrinthe de l'horreur provoquant la douleur

Et fatigue grandissante de première débutante

 

Complètement harassée je voudrais l'oublier

Pensant même tout ranger bien au fond du grenier

Regardant les cartons avec désolation

Du bonheur ressenti le jour où je l'acquis

 

Seule devant cet écran jugeant incompétent

Je  regarde sa lumière pensant des heures entières

Sans que plus rien ne se passe comme au fond de l'impasse

Le moulin du moteur perd sa force et vigueur

 

Retourner au silence loin du puits de brillance

Et retrouver ma vie d'hier en aujourd'hui

Regarder la nature demeurée aussi pure

Et la douceur du vent qui vient en caressant

 

Isolée des amis rencontrés en une nuit

Premier médicament pour soigner mes tourments

J'observe cette machine que je ressens divine

Et ne suis pas très fière d'en être prisonnière

 

Catherine,

Le 26 mai 2007.

 

En tenant le site informé le 15 juin 2007 comme cela,

BONJOUR A TOUS,

 

Je progresse comme je peux dans le domaine informatique, et je gagne parfois du temps là même où j'en perd beaucoup !

Je n'en sais rien !

Quoiqu'il en soit, c'est un outil merveilleux qui m'apporte réponse à ce que je n'avais plus la force d'aller chercher dehors !

(sauf le pain frais !)

 

Je vous embrasse,

Catherine.

 

Suivi le 16 juin 2007 de cela,

 

Depuis que je suis équipée de ma machine d'engin d'ordinateur, je tente désespérément de comprendre comment ça marche et progresse du mieux que je peux !

Il m'a fallu l'installer sur la table à manger qui a la hauteur qu'elle a, m'asseoir sur la chaise que je n'empruntais alors que le temps d'un repas et qui doit dorénavant m'accueillir longuement, le clavier est de biais pour que je puisse y appuyer mon avant-bras droit, la souris fournie avec le kit " Vista " n'est pas optique mais à bille, glissant sur un calendrier cartonné 2007, de l'année qui s'écoule !

Je retourne la question en tout sens pour trouver le moyen d'ajuster hauteur de table et chaise, orientation et profondeur de champ

 afin de ne pas trop solliciter le cou, ni la vue à verres progressifs !

 

Et malgré des paramètres d'un inconfort du plus complet, j'en oublierai presque tout, tout comme nous tous, pour être ici, un peu chaque jour,

 dans la maison et je ne trouverai jamais la position confortable

 puisque je suis fibromyalgique !

 

Ainsi que ceci,

L O L

Découvrant le mot " lol " qui veut dire on rigole

Et puis " merci de rien " utilisé si bien

N'indique que " mort de rire " en défi à souffrir

Et au fait le premier signifie bonnes pensées

 

Drôle de vocabulaire qui sort de l'ordinaire

Comme un nouveau langage signant un nouvel âge

Pays de la diction en abréviations

Et points de suspension en guise de conclusion

 

A moi de décrypter dans ce monde étranger

Une façon de parler où l'on peut s'y cacher

Où bien se réunir en poignées de soupirs

Mangeant les raccourcis que réserve la vie

 

Un mot qui veut tout dire par lettres réunir

Ne présentant de sens si on a cette chance

De pouvoir ressentir " j'suis déjà mdr "

Indiquant initiée te voici avisée

 

Le mot est mon ami et les autres aussi

Je n'ai pas de barrière aux langues étrangères

Mais ne sait employer ces termes familiers

Pourtant bien dans ce texte pas tellement hors contexte

 

Le 13 mai 2007.

 

Pour ainsi signer,

PRESENTE

Autrement soulagée pour tout dire apaisée

Retrouvant liberté d'exprimer ma santé

Fini je ne redoute plus le regard qui doute

Et recouvre ma voix même si on ne m'entend pas

 

Au revoir le néant car je vous sais présents

Fidèles à chaque heure dans un coin de mon coeur

Faisant de mes journées des jours ensoleillés

Qui regardent la douleur comme une petite soeur

 

Pas vraiment équipée pour venir vous parler

C'est en acrobaties que j'arrive jusqu'ici

Quelques miettes vivantes pour me montrer présente

Lancer quelques idées avant de m'en aller

 

C'est ainsi qu'aujourd'hui en passant me voici

Car j'avais tant envie de tous vous dire merci

Tellement bien accueillie comme une ancienne amie

Qui de nouveau sourit malgré fibromyalgie

Le 25 avril 2007.

 

Et  pouvoir exprimer cela,

CHEMIN

C'est dans un champ d'espoir

Que je peux laisser choir

Quelques graines d'espoir

 

Qu'ajouter à ces mots

Sinon un verbe haut

S'élevant vers le beau

 

Que répondre à ces maux

Sinon passer par-là

Observer ses états

 

Pourquoi un tel chemin

Au travers d'un destin

Où règne le chagrin

 

Un jour vous promenant

Si vous voyez ce champ

Offrez-vous donc le temps

De l'arrêt du moment.

 

Dans un bain de lumière

S'ouvrir à l'univers

Avec une joie sincère

Sourire aux êtres chers

 

Contempler dans son cœur

La couleur du bonheur !

 

Le 9 avril 2007.

 

Et parfois oublier de faire rimer les mots, faute de maux !

 

Je viens simplement ici vous témoigner ma sympathie (souffrir avec), et plus particulièrement vis-à-vis de Danièla et Dominique Bruyère que je ressens silencieusement fortement douloureux.

Je n'emprunte pas le chemin le plus discret et anonyme pour vous faire part en partage de ma sensation vive, ni la rubrique la plus appropriée peut-être, bien que...

C'est bien de la fibromyalgie dont nous parlons tous ici et subissons les cauchemars quotidiens !

La motivation majeure de cheminer vers la reconnaissance, la recherche, la guérison...

Gravir la montagne qui nous semble bien la plus haute du monde et dont les efforts ne reçoivent pas pour autant l'approbation des exploits sportifs référencés !

Pourtant, on y est tous, à avaler les difficultés, affronter les obstacles du sentier, la fatigue du voyage, la peur, la faim, la soif, le froid, la douleur et les pleurs...

Et nos guides de haute montagne reconnaissent bien le parcours, discernent bien les étapes à franchir, les dangers à éviter, les cimes à atteindre, les aléas d'une telle migration... Avec toujours à porter leur bagage de douleur à intensité variable, comme nous, mais aussi le quatre heure de celui qui a oublié, le huit heure de celle qui n'a pas pu l'apporter, la trousse d'urgence, la carte géographique, la charte des marcheurs, les chaussures de rechange pour qui ne peut plus avancer, les allumettes et le bois pour réchauffer les cœurs blessés, l'eau de vie pour les gorges serrées, les couvertures pour les épaules refroidies, les lampes torches pour éclairer la route...

(Sans oublier la boîte aux lettres, la boîte à sel, la boite à clous, la boîte à cirage, la boîte à idées, et bien sûr, l'ouvre boîte !  (joke)).

Cadence légère et régulière pour progresser avec assurance...

La route est longue...

Alors comment apporter quelque baume réparateur, quelqu'onguent apaisant ?

Des mots démodés, des maux, des mots encore des maux rien que des mots... Maudits maux, mot dit maux !

Pour faire court, des maux qui en disent long !

Je vous embrasse,

Catherine.

Le 30 Avril 2007.

 

Et le 17 mai, jour de mon anniversaire...

 

Je viens ici tout simplement vous exprimer combien votre lecture me porte et m'aide chaque jour à retrouver sens à ma vie.

Non pas que mon écriture soit d'une utilité porteuse vers un changement, une construction d'avenir pour le mieux être de chacun, et le  mieux vivre de tous, mais c'est la dernière que ma capacité physique m'ait laissé, ayant été auparavant une femme d'action prête à tout  mais pas pour n'importe quoi, avec le regard que je portais sur le respect de la vie et le droit à l'existence !

 

La lecture de chacun est miroir de nos difficultés et questionnements, et chaque petit grain de sable que nous sommes fait la construction d'un sablier de l'espoir que nul ne pourra éparpiller et rendre à une nature propre avant d'avoir répondu à nos attentes !

 

Voilà pourquoi, j'écris !

Pour que le temps coule plus facilement en sablier du bonheur !

 

Je vous embrasse,

Catherine.

 

Et oser le même jour  cela,

 

A L'attention de notre nouveau Président de la République Française, Monsieur Nicolas Sarkozy

Objet : Votre engagement pour la dignité humaine

 

Monsieur le Président,

 

Je vous souhaite une belle prise de fonction au nouveau rang qui vous honore, avec les difficultés qui y affèrent.

Je me permets de vous adresser ce courrier afin de vous rappeler certains de vos engagements lors de votre campagne.

Extrait de votre discours du 6 mai 2007

"Le peuple français a choisi le changement. Ce changement je le mettrai en oeuvre parce que c'est le mandat que j'ai reçu du peuple et parce que la France en a besoin. Mais je le ferai avec tous les Français. Je le ferai dans un esprit d'union et de fraternité. Je le ferai sans que personne n'ait le sentiment d'être exclu, d'être laissé pour compte. Je le ferai avec la volonté que chacun puisse trouver sa place dans notre République, que chacun s'y sente reconnu et respecté dans sa dignité de citoyen et dans sa dignité d'homme. Tous ceux que la vie a brisés, ceux que la vie a usés doivent savoir qu'ils ne seront pas abandonnés, qu'ils seront aidés, qu'ils seront secourus. Ceux qui ont le sentiment que quoi qu'ils fassent ils ne pourront pas s'en sortir doivent être sûrs qu'ils ne seront pas laissés de côté et qu'ils auront les mêmes chances que les autres." Nicolas Sarkozy

 

Je fais partie des quelques 3 millions et plus de Français atteint de FIBROMYALGIE et puis vous assurer que notre reconnaissance est loin d'être acquise, sachant que cette maladie nous contraint à ne plus pouvoir travailler.

 

Outre les douleurs très invalidantes existe une sècheresse de facilité quant à trouver une nouvelle place dans la Société qui ne nous laisse guère d'opportunité.

Privés de notre outil de travail principal, un corps en bonne santé, il nous est proposé un impossible parcours à devoir justifier de notre incapacité pour parvenir à la perte de notre pouvoir d'achat, la fracture de nos familles, l'épuisement de notre capital financier et physique...

 

Je souhaiterai, comme vous nous l'avez suggéré et affirmé, que nous ne soyons pas une fois de plus laissés pour compte et qu'une équipe émanant de votre Ministère considère à sa juste valeur l'embarras dans lequel cette maladie mystérieuse nous propulse, aggravant par là-même notre incapacité.

 

Je vous remercie pour votre lecture,

Croyez, Monsieur le Président, en l'expression de ma haute considération.

 

Et pour ne plus jamais dire cela,

ERRANCE

Toute une vie sans courir

Et cela pour mieux dire

Que j'ai mal à mourir

Par la conscience du pire !

 

Mon regard est ainsi

Et souvent je palis

Parfois me mortifie

Recherchant du joli !

 

Du fond de mes entrailles

La douleur me tenaille

Mon esprit me tiraille

Jusqu'à ce que je m'en aille !

 

De nouveau sur la route

Je cherche coûte que coûte

Comme une clé de voûte

Un espace qui m'envoûte !

 

Approchant la chaleur

Qui me paraît meilleure

Je savoure quelques heures

Et repars pour ailleurs !

 

Contemplant l'océan

Et fouettée par le vent

Je m'arrête un moment

Et respire pleinement !

 

Où donc est la lumière

Ailleurs que dans ma chair

Comment faire pour la voir

Alors que tout est noir ?

 

29 septembre 1992.

 

Malgré le fait de dire cela,

J'AI LA CHANCE

J'ai la chance d'habiter dans une maison, même si je ne peux pas toujours la chauffer convenablement et la faire propre dignement !

J'ai la chance d'avoir l'eau courante, même si je préfère l'eau froide à l'eau chaude par peur de ne pas pouvoir payer la facture !

J'ai la chance d'être équipée en électricité, même si je vis plutôt dans le noir par crainte de voir le compteur tourner si vite !

J'ai la chance d'avoir un jardin, même si je n'arrive pas toujours à aller récolter ce qu'il m'offre !

J'ai la chance d'avoir une voiture, même si je ne peux pas la conduire tous les jours et compter pour qu'un plein d'essence dure trois mois minimum !

.../...

J'ai la chance d'avoir un corps normalement constitué, même s'il possède des vices cachés !

.../...

J'ai la chance de savoir lire et écrire !

J'ai la chance d'avoir un ordinateur pour vous rejoindre !

J'ai la chance de vous avoir rencontrés !

 

Le 19 mai 2007,

Et ceci, le 4 juin 2007,

BONJOUR,

 

A la question qui m'a été posée discrètement par délicatesse, j'ai envie de donner réponse sans contrarier personne car chaque cas est particulier !