FIBROMYALGIE SOS
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Poèmes et Pensées écrits par Catherine Déclis,
Artiste par le Verbe et la Plume, atteinte par la Fibromyalgie.
Que de talent et de ressources pour l'âme dans ses visions de la Vie,
laissons aller notre âme dans ces monde ... qui nous ressemble tant...
Alain Leseine (DominiqueBruyere@aol.com) Webmaster.
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Monsieur Alain Leseine (DominiqueBruyere@aol.com) possède mon accord
pour la reproduction des écrits sur le site FibromyalgieSOS en date du 16.06.2007
Catherine Déclis.
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L'important, c'est d'y croire et d'y croitre ! Pour trouver solution à toute désolation Pasteur a mis son cœur pour vaincre le malheur Et attaquer la rage qu’on dit pour les sauvages Et la tuberculose, c’est à peine si j’ose M’approcher de ce lit près de cet homme qui gît Au cours d’un accident et involontairement Fleming est arrivé et l’a enfin sauvé Il est des couples unis et quelques femmes aussi Qui se sont adonnées à vouloir rechercher Je pense bien ici à Madame Curie Laennec et bien d’autres qui sont tous des nôtres Ont su tendre leur main pour sauver ceux des siens Atteints de maladies vrais fléaux de la vie Et ne trouvent espoir si on ne veut pas les voir Mais dis donc Papa, si on ne la voit pas ! C’est qu’elle n’existe pas ? Non vois-tu mon enfant juste on ne la comprend Sans aucun sentiment ! Mais qui va écouter et qui va la soigner Là vois-tu mon enfant, je ne sais pas comment mais il viendra un jour et je ferai tout pour Que cette maladie qu’on nomme fibromyalgie Trouve quelqu’un de cœur qui ose ce labeur ! Ce sera le génie de la fibromyalgie ! Catherine Déclis, Le 26 juin 2007, INFIRME HIER ET AUJOURD'HUI TOUT AUTANT, POURTANT ! Avant d'en arriver à lancer un ultime SOS sur le chemin de la maladie.... BEAUX PIEDS Regardez-moi ces pieds, vilains pieds mal chaussés, Ces pieds si mal bottés impossibles à marier ; Mieux vaut les ignorer et les laisser passer, Plutôt que les aider et les faire progresser.
Les voici isolés, ces pauvres petits pieds, Si souvent malmenés, si peu souvent aimés, Ne sachant même avouer lorsqu'ils sont fatigués, Oser être massés, caressés et aimés.
Pouvoir les hydrater, savoir les réchauffer, Juste s'en occuper pour qu'ils puissent me porter, Sans même les écouter parler et expliquer, Parfois même crier, implorer d'arrêter.
Ils sont sensés porter, mener et traverser, D'allées en contre allées, ainsi se promener, Effleurer, écraser, éviter, hésiter, Diriger, profiter, visiter ou flâner.
Depuis que je suis née, depuis bien des années, Ils ont su me donner une joie illimitée, Mais non fidélisés, ils m'ont laissé tomber, Et m'ont abandonnée, en cessant de marcher.
Le 28 juillet 2002.
Avec parfois, des incompréhensions vis-à-vis du monde des bien portants ! MAL A DIRE MALADIE ! Mon corps s'évertue à dire qu'il n'en peut plus, Mon âme est mise à nu, l'esprit sans retenue, Fait de ma sève perdue, un produit sans vertu.
Oser aimer la vie qui m'a parée d'oublis D'envies inassouvies pour un non pour un oui, Laissée sur le parvis signé de " ici gît ".
Pourquoi donc continuer espérer être aimée, Depuis toujours niée, éloignée, tracassée, Attendre et désirer un repos mérité.
Je ne suis différente sinon indépendante, Pleureuse, riante, rêveuse et parfois soupirante, Me sentant ignorante, sourde et malentendante.
Aujourd'hui regardée, je suis handicapée, Hors de la Société car perdu mon métier Et mon utilité d'une planète désœuvrée.
Comment apprendre à dire autrement qu'en soupirs, Ce que sert de souffrir et sans parler du pire, Ceci pour vous servir sans idée de martyre.
Vivez avec passion toutes vos émotions, Croquez vos impressions loin du quand dira-t-on, Aimez ces sensations qui émoussent l'illusion.
Et puis vous seule savez ce que vous désirez, Alors osez montrer ce que vous seule valez, Au risque d'être jugée, mal aimée, condamnée.
Car nul autre que vous, dans ce monde de fous, Qui sans dessus dessous fait la guerre comme on joue A jeter des cailloux, se déguiser en loup...
Alors aimez les pierres, les fougères et le lierre, Et même la misère, la galère et les vers, Rien qui ne rend amer si le cœur est sincère.
Je n'ai peur de mourir pas plus que de souffrir, Et de ce mal à dire tente de ne pas maudire, Sinon oser sourire même s'il faut en mourir.
Le 9 octobre 2002.
Et puis, certains jours, MAUDITS MAUX MOT DIT MOT ! MOT DIT MAUX ! MOT DIT MAUX DIT MOTS ... Mot du meilleur comme du pire Mot d'un ailleurs qui fait rire Mot ravageur qui empire Mot voyageur qui fait dire
MAUDIRE
Maux s'invitant à ma table Maux s'immisçant comme du sable Maux redoutant l'équitable Maux peu vivant peu aimables
MAUSSADE
Mot qui pleure Mot qui rit
MOQUERIE
6 octobre 2006
Et puis certaines heures MALADIE Mon corps devient fossile, mon esprit trop hostile, mes pensées fort futiles !
Derrière ce clavier, je ne peux pas rester, obligée de bouger, me changer les idées, et pour rester en phase avec la dernière phrase, faire de la table rase des mots avec emphase !
De mes amours perdus, de mes amis déçus, je ne vois qu'une issue, vivre avec retenue !
Des mes espoirs vaincus, de mes combats battue, je ne vois qu'un salut, prier pour l'absolu !
Rester là et attendre, rêver à s'y méprendre, qu'une main va se tendre et me sortir des cendres !
Non faute de courage, la vérité surnage, ma vie est un carnage où je deviens sauvage !
L'esprit s'en est allé, par delà divaguer, et pour le ramener, nul navire est paré !
Il me faut donc subir, et plus ce qui est pire, car depuis ce navire, voguer égale chavire !
Je suis désespérée et dois me l'avouer car plus rien n'est sensé continuer à souhaiter !
Je vous dis de cette vie, dont je n'ai plus envie, qui ne pose que souci, je suis au bout et pis !
Je suis si fatiguée, que vain est continuer ce chemin délabré, de toute vie dénué !
Je ne veux pas mourir, mais ne peux plus souffrir, même lorsque je respire, l'air pur me fait périr !
Je crie fort au secours, dans ce monde de sourds, où chaque jour est pour, gagner tout sauf l'amour !
20 février 2004.
Avec parfois de lourdes idées sombres, MORAL DE PLOMB Comme une ligne de fond Perdue et sans bouchon Dépourvue d'hameçon Joue avec les poissons
Un moral de plomb M'entraîne sans façon Me dit c'est pour de bon L'heure de toucher le fond
Je trouve ça tellement long Et je vous dis pardon Enterrée ma passion Et perdue ma raison
Le 17 avril 2007
Et puis des jours salasses LA ! LASSE ! HELAS ! Scruter le temps qui passe Les heures qui s'entrelacent Et les jours qui s'amassent Les mois qui se fracassent.
Ainsi les années passent En souffrances qui agacent Tous ces maux me dépassent A ne pouvoir faire face.
Douleurs prises dans la masse Qui souvent me tracassent Génératrices d'angoisses Qui jamais ne trépassent.
Alors que tout se casse Explose en mille places Que mon corps se fracasse En un tas de caillasse
Mon âme se déplace Vers les terres les plus basses Et ce corps trop coriace Semble accepter l'impasse
Même avec de l'audace Osant briser la glace Personne ne m'embrasse Et encore moins m'enlace
A cet état de grâce Corps flottant dans l'espace Je n'inscris aucune trace De cette vie qui passe.
Le 24 février 2006
Des jours je m'abandonne MAL DONNE La maladie qui sonne Me terrasse et m'étonne Mon corps pleure comme personne Mon âme déraisonne.
Je trouvais la vie bonne Et j'en faisais des tonnes Plus rien ne me passionne Pas même devenir nonne.
Une envie qu'on rationne Un vœu qu'on affectionne Tout ceci m'abandonne Pour un désert sans borne.
Accepter cette donne Comme une bombe qui détonne Ancrée dans ma colonne Qu'elle a trouvé mignonne.
Comme un glas qui résonne Une vie qu'on rançonne Et si je démissionne C'est que je suis atone.
Le 4 mars 2006
Et des jours de fatigue où je m'économise PLUIE Il pleut sur la terre comme il pleut sur mes vers Et je tricote les mots pour me tenir au chaud Tentant de faire rimer pour tenir sur mes pieds !
Le 13 octobre 2007
Et me rappelle hier SOUFFRANCE En vain dès le matin Je cherche la récompense De ce puits de souffrance Qui se creuse en mon sein !
Je regarde la patience Sans besoin ni attente Face à des heures si lentes Qui transpirent le silence !
Du temps rien n'est resté Ni vide ni absolu Le sourire s'est perdu Le rire s'est envolé !
Comment garder espoir Frôler des yeux l'amour Dans un monde de sourds Un univers de foire !
Je suis là et observe Vois qu'il n'y a rien à dire Que faire peut tendre au pire Au mieux je me préserve !
10 septembre 1992.
Et depuis des années, VA GUERIE Tandis que la santé oublie de rayonner Me plonge dans le noir à user mes mouchoirs, Parler de guérison me fait perdre la raison Rêver l'imaginer alors qu'elle n'est pas née !
Ainsi sur des années, des pages et gros cahiers Je pourrais vous parler, raconter, vous narrer Sur un ton chagriné et non pas résigné A quoi la vie ressemble pour des âmes qui tremblent.
Le 14 octobre 2006.
Alors, je me réfugie ici, TELETHON Quelle préoccupation autour de l'embryon Pour parvenir enfin à poser le mot fin Sur des anomalies qui pourrissent la vie En calvaire quotidien du malade et des siens !
Je regarde mes frères pour un jour en lumière Expliquer simplement quel est ce sentiment Lorsque l'on est atteint et que tout semble vain Sans autre solution que vivre d'illusions !
Rendez-vous annuel explorant ce duel Entre la maladie et des chercheurs conquis Qui se sont engagés à fouiller et trouver L'ultime responsable en unique coupable !
Cette même réunion de cœurs à l'unisson Représente un espoir qu'on ne peut laisser choir Surtout pour les enfants aux regards brillants Veillant sur le compteur en chiffres de bonheur !
Le 8 décembre 2006.
Et aussi beaucoup ici, DAME NATURE Infinis vents et pluie font des larmes et des cris D'une nature épuisée comme ayant tout donné Ne sachant plus que faire ne pouvant plus se taire Tellement il est pressant de regarder l'instant
Elle reconnaît la main qui aime le labeur Et embrasse le cœur du joyeux travailleur Qui versent dans la terre des sentiments sincères En brassées de sueur fait gerbes de bonheur
Ecoutons la parler et parfois chuchoter Tendons bien nos oreilles sur autant de merveilles Qu'elle sait bien susurrer à qui veut se pencher De quelques nouveautés qu'elle nous a réservées
Mais souffre de ce monde qui en devient immonde Et se demande pourquoi on ne l'écoute pas Un remède à la faim elle offre à chacun Qui au lieu du partage cultive son avantage
Tout ce qu'elle a donné avec grâce et bonté Devient terrain de guerre et monde des affaires Géante place de foire sans amour ni espoir Cahot de la pensée pour des choses insensées
Elle ose donc la colère se poser sur ses frères En invitant le ciel à combattre en duel Dans une lutte vicieuse elle en devient fiévreuse Et se met à trembler à force de gronder
En paroles déchaînées fait la rage monter Crachant braises et cendres à qui veut bien l'entendre Hurlant haut sa défaite en guise de tempête Criant son désarroi avec des mots d'effroi
Rien ne peut l'arrêter dans cette course effrénée Qui avale la confiance en guise de dernière chance A se rompre le cou pour que tous ceux avouent Répondre à certaines lois qui ne vont pas bien droit
Il faudra la prier, se remettre à ses pieds Et oser l'implorer de venir nous aider Elle fera de son mieux pour répondre à nos vœux Quand l'homme aura compris qu'il n'est autre que petit !
Le 1er mars 2007
Parfois, là, LA ROSE Comment oser la rose Princesse de la prose Qui dans nos cœurs repose En bouton ou éclose
La reine des jardins Qui invite en son sein A humer les parfums Du monde qui est le sien
En guise de calice Où la rosée se glisse Pourvue de mille délices Ignorant la malice
Si elle se veut discrète Bien que plus que parfaite Son odeur nous entête Sa beauté nous tient tête
Délicate émotion Réclamant attention Elle est en toute saison La fleur de la passion
Le 7 février 2007
Et même ici, LE CHEVAL (extrait)
Ce bien noble animal qu'on appellera cheval S'extrait de l'écurie avec grâce et envie Essuie quelques ruades non pas qu'il soit malade Mais la fougue exprimée relate sa bonne santé !
Mérichippus grand-père, Mésohippus son père Il peut se montrer fier de sa lignée altière Sa généalogie non tombée dans l'oubli Témoigne du passé ce qu'il dut endurer !
Issu de Mongolie il se montre petit Et habillé de blanc est dit arabisant Parfois lourd et bougon famille du Percheron Distingué élégant lorsqu'il est né pur-sang !
Voué à l'état sauvage depuis son plus jeune âge La nature contrariée le fit domestiqué Pour en faire un tireur porteur et travailleur Et au pire un guerrier et videur d'étriers !
Dit de selle ou de trait destiné au harnais Il sera Boulonnais ou peut être Ardennais Obligeamment docile de manipulation facile Passera sa vie entière à porter des œillères !
Monté en amazone il se transforme en trône Avec une fière allure avale les encablures Alterne pas et trot parfois triple galop Avec la liberté d'être ainsi chevauché !
Son œil intelligent reflète le dedans On ne peut oublier son regard égaré Quand il est peu confiant et lorsqu'il est content Acquiesce de la tête qu'il se sent à la fête !
Sa robe est tantôt noire luisante comme un miroir Parfois fauve marron brune pour briller sous la lune A moins qu'elle ne soit blanche en guise de revanche Alezane ou bien bai selon ce qui lui plait !
Un œil non avisé se verra étonné En observant son pas qui à l'amble parfois Fait de sa différence une toute autre cadence Qu'on le croirait dompté d'ainsi oser marcher !
Les oreilles dressées on peut lui chuchoter Qu'être ainsi adopté par une âme esseulée Est plus pour être aimé que seulement monté Et cette prise en otage recherche le partage !
Sa puissance est complète physionomie parfaite Sa sensibilité sous les doigts d'une fée Il vaut bien mieux se taire et le regarder faire Tellement son instruction vaut toutes les discussions !
Parfois dans ses salières coulent des larmes de mer Pour dire qu'il est âgé et un peu fatigué Et qu'il préfère de loin qu'on lui caresse le crin Le laisse dans le pré plutôt qu'être monté !
D'ailleurs quoi ajouter de peur de tout gâcher Sinon d'y réfléchir et peut-être me lire Avec un peu d'amour et surtout de l'humour Quand certains se régalent en mangeant du cheval !
Catherine, Le 30 décembre 2006.
Ponctué par cela, HUMEUR Humeur câline, humeur chagrine Humeur immonde, humeur qui gronde Humeur joyeuse, humeur rieuse Humeur bonheur parfois à l'heure Humeur malheur à tout à l'heure
Le 27 mai 2007
En regardant ici, LE BOIS A la Sainte Catherine, tout bois prend racine !
En le regardant bien, ce bois au masculin C'est en lui qu'on devine racine féminine ! Un ancrage à la terre comme agrippant la chair Pour y puiser la force exprimée dans l'écorce !
Tantôt vert et brillant, devient sec et cassant ! Parfois lourd et massif, est rugueux, abrasif ! Et quelquefois gracile, maladif et fragile Il prend toutes les allures qui sont dans la nature !
Il excelle en essences, témoin de sa naissance, Le reflet de sa vie, l'image de sa survie ! Il fera de son mieux pour demeurer gracieux Jouera avec l'espace en restant à sa place !
Observateur du temps qui passe lentement Il traverse les saisons avec fougue et passion En acteur immuable d'un rôle irréprochable Fondu dans un décor que le promeneur adore !
Les branches en délivrance parlent d'arborescence Prendront vite de l'aplomb, donneront des bourgeons Qui deviendront des fleurs, feuilles et fruits à leur heure Au rythme régulier de chaque été passé !
En années défilées, il pourra prospérer Prendre de l'altitude autant que d'amplitude ! A la force de l'âge, offrir un bel ombrage ! Accueillir les enfants à s'y cacher dedans !
Parfois si fatigués car longtemps délaissés Sinon par les oiseaux y trouvant le repos ! Ils seront découpés, sciés et débités En un dernier hommage signé " bois de chauffage " !
Avec les plus belles branches on en fera des planches Transformées en buffets, armoires, lits ou parquet Parfois un tronc entier se verra évidé Pour devenir bateau, pirogue ou bien radeau !
Est-ce le fruit du hasard ? Un parfait avatar ? Que la présence sur terre de cet or qu'on dit vert ! Ces messieurs aux grands airs ont de quoi être fiers ! Faute de les côtoyer, veuillez les respecter !
Le 19 novembre 2006.
Où bien encore par là, LE BLE A l'heure où il verdit sur une terre endormie Il devient prometteur pour tout agriculteur Suppliant que le vent ne soit pas trop violent Et la pluie suffisante sans devenir méchante !
Un vaste champ de blé plaisant à dessiner Offrant aux amateurs sa palette de couleurs Du jaune de l'épi au coquelicot joli Tournesol égaré dans le cœur de l'été !
A la ferme l'effusion pour une longue procession Légumes et fricandeaux mijotent sur les fourneaux Les hommes déterminés ont les manches retroussées Les machines se préparent comme pour un grand départ !
Des plateaux jaunes d'or saillants dans le décor Tous prêts à accueillir et à s'y bien tenir Pour offrir à nos fesses ces assises de princesses Commandes de rempaillage attendent les battages !
Arrive la moisson, le grain coule à foison Sous la balle il est mûr et sous l'ongle il est dur L'épi gagne du poids pour une farine de choix Qui viendra chez chacun en un pain quotidien.
Après la minoterie rendu moulu petit C'est par le boulanger qu'il devra transiter Dormant dans de gros sacs déposés là en vrac Il repose tranquillement sans souci du gros temps !
Vidé de son étui il rencontre la pluie Pour un très long massage suivi d'un pétrissage Se trouvant réchauffé, il se met à gonfler Enfin prêt pour le jour de visiter le four !
Avec ses compagnons, petits, gros, longs et ronds Ils chuchotent dans l'osier qui vient les transporter De leurs habits dorés comme les champs de blé Côtoyés autrefois, dont ils étaient les rois !
Puis les voici perchés, accrochés et posés Déshabillés des yeux par des nécessiteux Dont le regard précis, observe et choisis Celui qu'il invitera pour le prochain repas !
Jamais n'est oublié, plaisant à partager Et depuis qu'il est né, jamais fut délaissé ! C'est une vie heureuse, existence chanceuse De savoir le pourquoi on existe ici bas !
Le 25 novembre 2006.
En rêvant là-bas, LA BANANE C'est un fruit délicieux, un dessert savoureux Le premier dégusté alors qu'encore bébé Accompagnant l'enfance en guise de récompense Jusque dans la vieillesse rejoignant la jeunesse !
Dans une coupe de fruit on ne regarde que lui Sa couleur chaleureuse appelle la main heureuse A venir le choisir contenter le plaisir De la dégustation d'un fruit des quatre saisons !
Joli à regarder, facile à empoigner C'est le même rituel à chaque fois qu'on le pèle Eveil des papilles lorsqu'il se déshabille Parfum de souviens-toi donné à l'odorat !
Pourtant si familier bien que fruit étranger Comment ne pas penser à l'arbre qui l'a porté Sa terre de naissance, lointaine provenance Qu'il a fallu quitter encore prématuré !
Les feuilles sont magnifiques et la fleur est magique Le régime une vision comme une apparition Une beauté incroyable presque inimaginable Qui suscite l'étonnement nourri en le mangeant !
La mère puise en la terre des richesses entières Afin de mieux grandir et pouvoir nous offrir Le fruit de la raison qui déchaîne la passion Du besoin d'être fort et d'avoir du ressort !
C'est simultanément qu'elle élève son enfant Prêt à lui succéder dans une poignée d'années Reproduisant ainsi la chaîne de survie Pour la continuité d'une espèce sauvegardée !
Et puis il fut dompté, en parc cultivé Fortement concentré sur des terres épuisées Où il devra produire, reproduire et mourir Pour un côté pratique autant qu'économique !
C'est un fruit délicieux, un dessert savoureux Un bouquet de saveurs arrosé de chaleur Qui à chaque bouchée invite à voyager Dans le plus beau palais nommé la bananeraie !
Le 29 novembre 2006.
Et goutant ici, LE GATEAU Oh mon Dieu qu'il est bon le gâteau fait maison On sait qu'il n'y a dedans que de nobles ingrédients Qui feront du quatre heures des bouchées de bonheur Donneront les yeux brillants et la joie des enfants !
Ils n'ont rien à envier à ceux du pâtissier Peut-être plus jolis, de beaux produits finis Mais on ne sait jamais si on ne le connaît S'ils seront succulents, savoureux, renversants !
Que dire de l'éclair et sa crème pâtissière Semblant tendre les bras en disant mangez-moi Et la tarte Tatin qu'on déguste à pleines mains Les doigts pleins de crème fraîche et caramel qu'on lèche Et puis la religieuse en grande dame délicieuse Dans la boite en carton écrase son capuchon Quant aux chocolatés ganaches et meringués De belles figurines trônant dans la vitrine Et puis tous les classiques renommés et basiques Tartes aux fruits et croissants, chouquettes ou bien flans Sans oublier les glaces dont jamais on ne se lasse Les reines de l'été jolies et parfumées !
Domaine des enfants, des petits et des grands Réservé aux gourmands qui sourient à pleine dent ! Finissant le repas en un bouquet de joie Clôturant le banquet en spectacle complet !
C'est avec les années qu'il faudra modérer Avec les sucreries s'ensuivent quelques ennuis Le risque du diabète qui au tournant nous guette Sans parler des rondeurs qui font notre malheur !
Oh mon Dieu qu'il est bon le gâteau fait maison On sait qu'il n'y a dedans que de nobles ingrédients Qui feront du quatre heures des bouchées de bonheur Cerise sur le gâteau avec ou sans noyau !
Le 3 décembre 2006. Car, APPEL A LA VIE (Extrait)
Depuis longtemps déjà, Je regarde vers le bas, Comme un chien aux aboies.
Luttant contre les peurs, Baignant dans la sueur, Je recherche le bonheur.
Fouillant dans le passé, A la quête de clefs, J'en oublie mes idées.
Scrutant dans le présent, Même en y bien pensant, J'en perds le sens du temps.
Trouverais-je donc un jour, Ce pour quoi je suis pour, Blottie contre l'amour.
Combien d'années d'errance, A quel prix de souffrance, Je marche à contre sens, Recherchant l'étoile chance.
Pourtant je suis sereine, Regarde la déveine Sens le sang dans mes veines, Et essuie toute ma peine.
Car je sais le bonheur Que recèle mon cœur, Qui n'attend que son heure, Pour aider ceux qui pleurent.
Sans nulle contre partie, Et sans aucun souci J'en appelle sans répit, A mon amie la vie.
Catherine, Le 4 Janvier1992.
Et ainsi de suite, jour après jour, jusqu'au jour où, un 23 mars 2007... BONJOUR,
J'arrive à peine et à grand peine, " sur la pointe des pieds ", devant le seuil de la maison que Dominique Bruyère ouvre à notre dignité ! Voilà, je pousse la première porte ! J'approche doucement pour me familiariser avec la configuration du lieu ! La lumière y est vive, je regarde les miroirs refléter des lueurs d'espoir, j'écoute le parquet grincer par endroits ! Il y a du monde, plein de monde qui y vit, passe, repasse, pleure, s'interroge, crie, rie... Ca sent bon la vie ! Depuis hier, je déambule dans cette vaste demeure sans cesser de m'y perdre ! Difficile de quitter cette maison, jusque dans mes songes, comme cette maladie qui s'est installée à notre table sans y être invitée et jamais rassasiée de notre ancestrale bonne santé. Alors voilà, je m'appelle Catherine et remercie Dominique Bruyère de son accueil fraternel. Je vous salue tous et chacun et vous souhaite une belle journée, A bientôt.
Qui trouva naissance en, SOS FIBROMYALGIE L'avez-vous côtoyé, c'est mon site préféré ! Il n'a rien de charmant, pas non plus séduisant Surtout pour le passant qui arrive en chantant Ayant cliqué par là au hasard de ses pas
C'est un lieu chaleureux, un cadeau fabuleux Pour qui est concerné depuis tellement d'années Autant que les nouveaux reconnaissant leurs maux Tous unis dans l'oubli dont on n'entend les cris
Quelles sont donc ces douleurs qui réunissent nos cœurs ? Hurlantes bien que muettes on les dit dans nos têtes Si nous sommes déprimés, on peut donc nous soigner ? Et toujours fatigués ! Ca peut se corriger ?
Mais le reste dérange m'a susurré un ange Visible pour le cœur invisible pour docteur Après moult examens coûteux ne disant rien Faute de preuve par quatre, en oublie Hippocrate
Il va falloir attendre, éviter les esclandres Se sentir équipé pour une longue épopée Parcours du combattant vidé de tout son sang Qui sera reconnu à force d'être mis à nu
Il n'existe aucun mot pour traduire tous ces maux Que seuls peuvent comprendre à ne s'y pas méprendre Celui qui a vécu en se sentant vaincu Une si mauvaise histoire jalonnée de déboires
Existe la douleur qui est tout sauf un leurre A en perdre le goût et ce qu'il a de doux Doucement elle s'immisce visiter les abysses De nos corps épuisés et âmes contrariées
Entache le travail lourd comme une pierre de taille Oublions nos passions transformées en poisons Dérangeons les amis depuis longtemps partis Se sentir seul au monde qui en devient immonde
Certains jours nous sourient sous forme d'accalmie Qu'on hésite à montrer de peur d'être jugés Il faudra expliquer et puis se justifier Et demain sera pire à force de mots dire
Garder la porte close n'est pas la meilleure chose Et quand on peut marcher surtout sans hésiter Renifler au dehors et changer de décor Ou bien rester assis et regarder la vie
Un chargé de mission nous ouvre sa maison Pour venir exprimer ce que le monde veut nier Préférant l'ignorance posée sur la souffrance Plutôt que la citer, et puis l'accompagner
C'est un lieu chaleureux un cadeau fabuleux Ouvert pour tous ceux qui ont froid jusqu'aux yeux Face aux maux scandaleux qui font des malheureux De plus en plus nombreux de moins en moins chanceux
C'est bon de le connaître, plus qu'il n'y peut paraître Il accueille nos lettres qui n'auraient pas dû naître L'avez-vous côtoyé ? C'est mon site préféré ! Le seul que je connaisse, hélas, je le confesse
Ou plutôt, qui n'auraient jamais dû naître, rompant sciemment la rime d'une maladie qui ne rime à rien !
Le 29 mars 2007.
Et tant le cadeau fut grand, le flot des mots rejoignait l'océan des maux, FIBROMYALGIQUEMENT PARLANT Poisson sorti de l'eau ailes cassées d'un oiseau Biche visée par chasseur la touchant droit au cœur Inséparable perdu par sa moitié vaincue Sur le deuil de la faune personne n'est aphone
Il est bien naturel qu'en un monde cruel La souffrance d'autrui ne tombe dans l'oubli Alors pourquoi gommer le mot humanité Dès lors que quelqu'un tombe et quelqu'une succombe
On ne fait que passer sur une terre l'invité Avec tout le respect nécessaire à la paix Visitons ce jardin qui ne nous appartient Et côtoyons la pierre à même titre que nos frères
Implorons la nature de toujours rester pure La vie de cheminer sur les meilleurs sentiers Avalons du soleil qui n'a pas de pareil Contemplons l'horizon qui est notre étalon
Et en y bien pensant ne sommes pas différents Sauf une santé tronquée empêchant d'avancer Ne l'avons pas choisie pourtant on la subit En animal blessé souffrant restant caché
N'ai plus place pour la rage qui abat mon courage Ni même la volonté que je croyais innée Je suis là et j'attends sans la notion du temps Mangée par la douleur qui me déchire le cœur
Ayant pendant longtemps couru après le vent Le bon médicament et fabuleux traitement Qui feront s'arrêter ce cauchemar étranger Venu on ne sait d'où nous lacérer partout
Une à une s'éteignent à mesure que l'on saigne Les lumières de la vie ses espoirs et envies De nos corps sans repère coulent des larmes de mer Que personne ne voit et tellement peu croient
Un cas un peu gênant médicalement parlant Qui devient embêtant car en nombre grandissant Mais il devient urgent de nous voir autrement Car nous sommes impatients en milliers de patients
Souvent peu fortunés en parlant en deniers Il nous faut à tout prix qu'on entende nos cris Qui viennent du fond du cœur hurlant haut la douleur Qu'on ne peut plus décrire tellement elle est pire
Au plus près de l'enfer ne sachant plus que faire Une porte s'est ouverte une main s'est offerte Endroit de qualité à ne s'y pas tromper Et repos du guerrier qui n'a que trop pleuré
De tous nos caractères soudain devenus frères Nous voici réunis pour exprimer l'oubli Regardons les miroirs nous guider hors du noir Repensons à hier se sentant seuls sur terre
C'est bien Monsieur Bruyère qui ouvre sa chaumière Autant que Danièla invitant sous son toit A faire se rencontrer en instants familiers Nos âmes esseulées ne cessant de crier
C'est un présent inouï de rencontrer ainsi L'existence de ce lieu en cadeau si précieux Que je vis comme une chance point final à l'errance Et points de suspension d'espoir en guérison
Le 8 avril 2007.
Et je ne parvenais pas à réaliser que, PAPIER FROISSE Tel un papier froissé est un corps fatigué Qu'on aimerait bien jeter pour pouvoir en changer Mais il faut continuer, toujours persévérer Sans cesser de lutter pour oser espérer
Ce papier maculé fait l'encre rencontrer Venant le ramener à doucement respirer Découvrir savourer réapprendre à goûter Tituber trébucher réapprendre à marcher
Dans ces lettres cachées coulent une vérité Un sens dissimulé ami de verbe aimer Impossible d'en parler avec facilité Car il s'est invité lorsqu'on s'est rencontré
Une voie de liberté aux saveurs si sucrées Qu'on ne peut entacher car tellement ancré Une nique au passé n'ayant pas épargné Une histoire surchargée de mauvaises épopées
C'est mon site préféré j'en ai déjà parlé Il a su me donner une joie illimitée Une envie de donner et donner sans compter Sans attendre ni chercher un retour d'amitié
Ce malheureux papier froissé et mal aimé A déjà hébergé moult histoires insensées N'aurait jamais pensé trouver à s'envoler Tout juste destiné à devenir brûlé
Le 14 mai 2007. Avec la chance d'avoir été épargnée de ceci, SE SOUVENIR... ET SE SOUTENIR !
Merci de nous rappeler que si l'on est ici ensemble, c'est parfois parce que l'on a échappé de près " à la rue ", et qu'il y en a encore beaucoup qui errent où dégringolent sans comprendre comment ni pourquoi au regard de tant de choses de la vie ! Parfois à cause d'une fibromyalgie ! Même en pleine campagne, elle frappe si fort que je l'entends dans un village voisin, une maison pas loin... Jusqu'à ce qu'elle se cache, s'évapore, pour faire souffrir en silence, à distance, laissant se dégrader la vie qui tourne le dos au mot qualité et laisse la place à la rumeur ! Une main tendue est souvent d'un corps meurtri, parfois d'un homme qui vit la fibromyalgie sans le savoir ! Et lorsqu'il la tend devant un magasin d'alimentation, ça fait d'autant plus mal qu'il avale ses maux en guise de nourriture sans trouver les mots pour le dire ! Mal à dire, maladie ! Mes pensées vers nous et les autres, les nôtres,
Le 29 mars 2007.
Mais pour cela, il m'a fallu passer par là, MON PREMIER ORDINATEUR Me voici équipée pour venir vous parler Et presque intimidée osant à peine parler Car pour la première fois je vous invite chez moi Non pas autour d'un thé mais devant un clavier
Quelle drôle de sensation habite ma maison Qui remplie de quiétude liée à la solitude Accueille tout à coup une lecture propre à vous Venant illuminer mes monologues usés
Pas encore maîtrisé et encore moins dompté J'écoute le moteur en moulin du bonheur Envoyer mes paroles en grandes farandoles Recevoir vos aveux en bouquets de beaux vœux
Je peux dorénavant ne plus craindre le temps Et demeurer comprise tout en restant assise Sans devoir me montrer me lever m'étirer Parfois pousser des cris quand la douleur surgit
Une belle liberté venue à point nommé Comme un prince charmant ou mieux médicament Disponible à toute heure pour soulager mon cœur Qui d'avoir tant saigné me semblait arrêté
Tous ces mots que je grime pour les réduire en rimes Ont été les amis qui ne sont pas partis Sensibles et fidèles pour me faire la vie belle Ce pendant des années pour tenir sur mes pieds
Heureuse de partager quelques mots préférés En ayant soin ma foi d'y modérer le poids Et venir en sourire poser le souvenir D'une personne soulagée par le site rencontré
Le 24 avril 2007. Et apprendre cela, MACHINE (Extrait)
Tant d'incompréhension autour de l'illusion De ce monde virtuel jugé artificiel Que je regarde de loin comme n'étant pas le mien Un pays de soucis qui donne le teint gris
Adopter un langage qui me semble sauvage Développer l'impatience de vaines espérances Subir l'énervement des disfonctionnements Se sentir dépitée quand ça ne veut pas marcher
En crise de folie rechercher le souci Visiter les rubriques en lectures bibliques Se laisser embarquer en terrain étranger Sans laisser aucune trêve ni place pour le rêve
En grande concentration suivre les instructions Et se laisser guider en soldat bien formé Qui ne fait qu'obéir avalant ses soupirs Ne faisant qu'appliquer sans oser respirer
Commence le voyage dans lequel je surnage Des déambulations en circonvolutions Labyrinthe de l'horreur provoquant la douleur Et fatigue grandissante de première débutante
Complètement harassée je voudrais l'oublier Pensant même tout ranger bien au fond du grenier Regardant les cartons avec désolation Du bonheur ressenti le jour où je l'acquis
Seule devant cet écran jugeant incompétent Je regarde sa lumière pensant des heures entières Sans que plus rien ne se passe comme au fond de l'impasse Le moulin du moteur perd sa force et vigueur
Retourner au silence loin du puits de brillance Et retrouver ma vie d'hier en aujourd'hui Regarder la nature demeurée aussi pure Et la douceur du vent qui vient en caressant
Isolée des amis rencontrés en une nuit Premier médicament pour soigner mes tourments J'observe cette machine que je ressens divine Et ne suis pas très fière d'en être prisonnière
Catherine, Le 26 mai 2007.
En tenant le site informé le 15 juin 2007 comme cela, BONJOUR A TOUS,
Je progresse comme je peux dans le domaine informatique, et je gagne parfois du temps là même où j'en perd beaucoup ! Je n'en sais rien ! Quoiqu'il en soit, c'est un outil merveilleux qui m'apporte réponse à ce que je n'avais plus la force d'aller chercher dehors ! (sauf le pain frais !)
Je vous embrasse, Catherine.
Suivi le 16 juin 2007 de cela,
Depuis que je suis équipée de ma machine d'engin d'ordinateur, je tente désespérément de comprendre comment ça marche et progresse du mieux que je peux ! Il m'a fallu l'installer sur la table à manger qui a la hauteur qu'elle a, m'asseoir sur la chaise que je n'empruntais alors que le temps d'un repas et qui doit dorénavant m'accueillir longuement, le clavier est de biais pour que je puisse y appuyer mon avant-bras droit, la souris fournie avec le kit " Vista " n'est pas optique mais à bille, glissant sur un calendrier cartonné 2007, de l'année qui s'écoule ! Je retourne la question en tout sens pour trouver le moyen d'ajuster hauteur de table et chaise, orientation et profondeur de champ afin de ne pas trop solliciter le cou, ni la vue à verres progressifs !
Et malgré des paramètres d'un inconfort du plus complet, j'en oublierai presque tout, tout comme nous tous, pour être ici, un peu chaque jour, dans la maison et je ne trouverai jamais la position confortable puisque je suis fibromyalgique !
Ainsi que ceci, L O L Découvrant le mot " lol " qui veut dire on rigole Et puis " merci de rien " utilisé si bien N'indique que " mort de rire " en défi à souffrir Et au fait le premier signifie bonnes pensées
Drôle de vocabulaire qui sort de l'ordinaire Comme un nouveau langage signant un nouvel âge Pays de la diction en abréviations Et points de suspension en guise de conclusion
A moi de décrypter dans ce monde étranger Une façon de parler où l'on peut s'y cacher Où bien se réunir en poignées de soupirs Mangeant les raccourcis que réserve la vie
Un mot qui veut tout dire par lettres réunir Ne présentant de sens si on a cette chance De pouvoir ressentir " j'suis déjà mdr " Indiquant initiée te voici avisée
Le mot est mon ami et les autres aussi Je n'ai pas de barrière aux langues étrangères Mais ne sait employer ces termes familiers Pourtant bien dans ce texte pas tellement hors contexte
Le 13 mai 2007.
Pour ainsi signer, PRESENTE Autrement soulagée pour tout dire apaisée Retrouvant liberté d'exprimer ma santé Fini je ne redoute plus le regard qui doute Et recouvre ma voix même si on ne m'entend pas
Au revoir le néant car je vous sais présents Fidèles à chaque heure dans un coin de mon coeur Faisant de mes journées des jours ensoleillés Qui regardent la douleur comme une petite soeur
Pas vraiment équipée pour venir vous parler C'est en acrobaties que j'arrive jusqu'ici Quelques miettes vivantes pour me montrer présente Lancer quelques idées avant de m'en aller
C'est ainsi qu'aujourd'hui en passant me voici Car j'avais tant envie de tous vous dire merci Tellement bien accueillie comme une ancienne amie Qui de nouveau sourit malgré fibromyalgie Le 25 avril 2007.
Et pouvoir exprimer cela, CHEMIN C'est dans un champ d'espoir Que je peux laisser choir Quelques graines d'espoir
Qu'ajouter à ces mots Sinon un verbe haut S'élevant vers le beau
Que répondre à ces maux Sinon passer par-là Observer ses états
Pourquoi un tel chemin Au travers d'un destin Où règne le chagrin
Un jour vous promenant Si vous voyez ce champ Offrez-vous donc le temps De l'arrêt du moment.
Dans un bain de lumière S'ouvrir à l'univers Avec une joie sincère Sourire aux êtres chers
Contempler dans son cœur La couleur du bonheur !
Le 9 avril 2007.
Et parfois oublier de faire rimer les mots, faute de maux !
Je viens simplement ici vous témoigner ma sympathie (souffrir avec), et plus particulièrement vis-à-vis de Danièla et Dominique Bruyère que je ressens silencieusement fortement douloureux. Je n'emprunte pas le chemin le plus discret et anonyme pour vous faire part en partage de ma sensation vive, ni la rubrique la plus appropriée peut-être, bien que... C'est bien de la fibromyalgie dont nous parlons tous ici et subissons les cauchemars quotidiens ! La motivation majeure de cheminer vers la reconnaissance, la recherche, la guérison... Gravir la montagne qui nous semble bien la plus haute du monde et dont les efforts ne reçoivent pas pour autant l'approbation des exploits sportifs référencés ! Pourtant, on y est tous, à avaler les difficultés, affronter les obstacles du sentier, la fatigue du voyage, la peur, la faim, la soif, le froid, la douleur et les pleurs... Et nos guides de haute montagne reconnaissent bien le parcours, discernent bien les étapes à franchir, les dangers à éviter, les cimes à atteindre, les aléas d'une telle migration... Avec toujours à porter leur bagage de douleur à intensité variable, comme nous, mais aussi le quatre heure de celui qui a oublié, le huit heure de celle qui n'a pas pu l'apporter, la trousse d'urgence, la carte géographique, la charte des marcheurs, les chaussures de rechange pour qui ne peut plus avancer, les allumettes et le bois pour réchauffer les cœurs blessés, l'eau de vie pour les gorges serrées, les couvertures pour les épaules refroidies, les lampes torches pour éclairer la route... (Sans oublier la boîte aux lettres, la boîte à sel, la boite à clous, la boîte à cirage, la boîte à idées, et bien sûr, l'ouvre boîte ! (joke)). Cadence légère et régulière pour progresser avec assurance... La route est longue... Alors comment apporter quelque baume réparateur, quelqu'onguent apaisant ? Des mots démodés, des maux, des mots encore des maux rien que des mots... Maudits maux, mot dit maux ! Pour faire court, des maux qui en disent long ! Je vous embrasse, Catherine. Le 30 Avril 2007.
Et le 17 mai, jour de mon anniversaire...
Je viens ici tout simplement vous exprimer combien votre lecture me porte et m'aide chaque jour à retrouver sens à ma vie. Non pas que mon écriture soit d'une utilité porteuse vers un changement, une construction d'avenir pour le mieux être de chacun, et le mieux vivre de tous, mais c'est la dernière que ma capacité physique m'ait laissé, ayant été auparavant une femme d'action prête à tout mais pas pour n'importe quoi, avec le regard que je portais sur le respect de la vie et le droit à l'existence !
La lecture de chacun est miroir de nos difficultés et questionnements, et chaque petit grain de sable que nous sommes fait la construction d'un sablier de l'espoir que nul ne pourra éparpiller et rendre à une nature propre avant d'avoir répondu à nos attentes !
Voilà pourquoi, j'écris ! Pour que le temps coule plus facilement en sablier du bonheur !
Je vous embrasse, Catherine.
Et oser le même jour cela,
A L'attention de notre nouveau Président de la République Française, Monsieur Nicolas Sarkozy Objet : Votre engagement pour la dignité humaine
Monsieur le Président,
Je vous souhaite une belle prise de fonction au nouveau rang qui vous honore, avec les difficultés qui y affèrent. Je me permets de vous adresser ce courrier afin de vous rappeler certains de vos engagements lors de votre campagne. Extrait de votre discours du 6 mai 2007 "Le peuple français a choisi le changement. Ce changement je le mettrai en oeuvre parce que c'est le mandat que j'ai reçu du peuple et parce que la France en a besoin. Mais je le ferai avec tous les Français. Je le ferai dans un esprit d'union et de fraternité. Je le ferai sans que personne n'ait le sentiment d'être exclu, d'être laissé pour compte. Je le ferai avec la volonté que chacun puisse trouver sa place dans notre République, que chacun s'y sente reconnu et respecté dans sa dignité de citoyen et dans sa dignité d'homme. Tous ceux que la vie a brisés, ceux que la vie a usés doivent savoir qu'ils ne seront pas abandonnés, qu'ils seront aidés, qu'ils seront secourus. Ceux qui ont le sentiment que quoi qu'ils fassent ils ne pourront pas s'en sortir doivent être sûrs qu'ils ne seront pas laissés de côté et qu'ils auront les mêmes chances que les autres." Nicolas Sarkozy
Je fais partie des quelques 3 millions et plus de Français atteint de FIBROMYALGIE et puis vous assurer que notre reconnaissance est loin d'être acquise, sachant que cette maladie nous contraint à ne plus pouvoir travailler.
Outre les douleurs très invalidantes existe une sècheresse de facilité quant à trouver une nouvelle place dans la Société qui ne nous laisse guère d'opportunité. Privés de notre outil de travail principal, un corps en bonne santé, il nous est proposé un impossible parcours à devoir justifier de notre incapacité pour parvenir à la perte de notre pouvoir d'achat, la fracture de nos familles, l'épuisement de notre capital financier et physique...
Je souhaiterai, comme vous nous l'avez suggéré et affirmé, que nous ne soyons pas une fois de plus laissés pour compte et qu'une équipe émanant de votre Ministère considère à sa juste valeur l'embarras dans lequel cette maladie mystérieuse nous propulse, aggravant par là-même notre incapacité.
Je vous remercie pour votre lecture, Croyez, Monsieur le Président, en l'expression de ma haute considération.
Et pour ne plus jamais dire cela, ERRANCE Toute une vie sans courir Et cela pour mieux dire Que j'ai mal à mourir Par la conscience du pire !
Mon regard est ainsi Et souvent je palis Parfois me mortifie Recherchant du joli !
Du fond de mes entrailles La douleur me tenaille Mon esprit me tiraille Jusqu'à ce que je m'en aille !
De nouveau sur la route Je cherche coûte que coûte Comme une clé de voûte Un espace qui m'envoûte !
Approchant la chaleur Qui me paraît meilleure Je savoure quelques heures Et repars pour ailleurs !
Contemplant l'océan Et fouettée par le vent Je m'arrête un moment Et respire pleinement !
Où donc est la lumière Ailleurs que dans ma chair Comment faire pour la voir Alors que tout est noir ?
29 septembre 1992.
Malgré le fait de dire cela, J'AI LA CHANCE J'ai la chance d'habiter dans une maison, même si je ne peux pas toujours la chauffer convenablement et la faire propre dignement ! J'ai la chance d'avoir l'eau courante, même si je préfère l'eau froide à l'eau chaude par peur de ne pas pouvoir payer la facture ! J'ai la chance d'être équipée en électricité, même si je vis plutôt dans le noir par crainte de voir le compteur tourner si vite ! J'ai la chance d'avoir un jardin, même si je n'arrive pas toujours à aller récolter ce qu'il m'offre ! J'ai la chance d'avoir une voiture, même si je ne peux pas la conduire tous les jours et compter pour qu'un plein d'essence dure trois mois minimum ! .../... J'ai la chance d'avoir un corps normalement constitué, même s'il possède des vices cachés ! .../... J'ai la chance de savoir lire et écrire ! J'ai la chance d'avoir un ordinateur pour vous rejoindre ! J'ai la chance de vous avoir rencontrés !
Le 19 mai 2007, Et ceci, le 4 juin 2007, BONJOUR,
A la question qui m'a été posée discrètement par délicatesse, j'ai envie de donner réponse sans contrarier personne car chaque cas est particulier ! |