Le TEMPS passe... et il y a URGENCE!!!
Des centaines de milliers de malades souffrent dans une détresse la plus profonde et attendent des secours !!!
Les Lois, Les propositions de Lois...
visant à la reconnaissance, l'amélioration des Conditions de Vie des malades chroniques atteints de maladie classées Rares se font attendre...
La Fibromyalgie et le Syndrome d'Epuisement font partie de ces maladies.
Ces lois Justement Réfléchies et Appliquées devraient permettre une meilleur prise en charge médicale, psychologique, sociale et financière des Malades...
Afin qu'ils retrouvent leur statut et leur dignité d'Homme.
Dominique Bruyere 06/2004
Qu'est ce qui a changé depuis 2004 pour les malades?
sur le terrain et dans la vie de tous les jours?
RIEN !!!
12ème législature Question N° : 40177
de M. Prévost Daniel ( Union pour un Mouvement Populaire - Ille-et-Vilaine )
Ministère interrogé : santé
Ministère attributaire : santé
Question publiée au JO le : 25/05/2004 page : 3791
Réponse publiée au JO le : 22/06/2004 page : 4796
Rubrique :assurance maladie maternité : prestations
Tête d'analyse : prestations en espèces et en nature
Analyse : affections de longue durée. fibromyalgie
Texte de la QUESTION :
M. Daniel Prévost attire l'attention de M. le ministre de la santé et de la protection sociale sur la situation des personnes atteintes par la fibromyalgie.
Cette maladie chronique, caractérisée par des douleurs musculaires généralisées, diffuses, aiguës, handicapantes et invalidantes, touche principalement les femmes mais aussi les hommes et les enfants.
La fibromyalgie est considérée comme une anomalie de la perception de la douleur, due à un déséquilibre des neurotransmetteurs au niveau du système nerveux central.
De nombreux acteurs de la santé et des associations indiquent que cette affection est largement méconnue et la prise en charge des malades insuffisante.
Il demande de lui faire part des mesures que le ministère compte mettre en oeuvre pour sensibiliser l'opinion et les professionnels de santé aux problèmes posés par la fibromyalgie, pour améliorer sa prise en charge par les organismes sociaux et mettre en place des recherches médicales officielles en France.
Texte de la REPONSE :
La fibromyalgie est une maladie rare qui reste en effet aujourd'hui une association de symptômes disparates, d'étiologie inconnue, de physiopathologie indéterminée, sans critère diagnostique ni traitement spécifique.
Malgré de nombreux travaux menés en France et dans le monde, les hypothèses étiologiques (traumatique, génétique, infectieuse, et environnementale) avancées n'ont pas été validées.
L'hypothèse environnementale et notamment celle de l'intoxication par les pesticides organophosphorés n'a pas été retenue par l'Institut de veille sanitaire (INVS).
La recherche a permis de mettre en évidence diverses anomalies liées à des mécanismes physiopathologiques centraux (perception de la douleur, troubles du sommeil et de l'humeur) et périphériques (perturbations métaboliques et microcirculatoires).
Par ailleurs, une unité de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) travaille sur les réseaux neuronaux médullaires et réalise une étude utilisant l'électromyographie chez les patients présentant une fibromyalgie.
Enfin, la direction générale de la santé vient de saisir l'Institut de veille scientifique de l'analyse d'une enquête réalisée par un médecin anesthésiste sur cette maladie. Il n'existe à ce jour aucun traitement spécifique ou d'efficacité constante.
Le traitement médicamenteux fait appel à trois types de produits : antalgiques, médicaments à visée psychotrope, médicaments à visée métabolique. Les thérapeutiques non médicamenteuses font appel à trois types de méthodes : réflexothérapie, acupuncture, neurostimulation d'une part, physiothérapie, kinésithérapie (massages, étirements, balnéothérapie, réadaptation à l'effort, biofeedback) d'autre part, relaxation, sophrologie, thérapie comportementale enfin.
L'information des médecins est désormais effective puisque l'enseignement de la fibromyalgie est inscrit dans le programme du deuxième cycle des études médicales : le bulletin officiel du ministère de l'éducation nationale et du ministère de la recherche traitant de la deuxième partie du deuxième cycle des études médicales, mentionne un enseignement consacré aux douleurs des membres et des extrémités dans lequel s'intègre la fibromyalgie.
Les médecins-conseils et les médecins des commissions techniques d'orientation et de reclassement professionnel y sont sensibilisés.
Enfin, dans le cadre de la loi de santé publique actuellement examinée par le Parlement, la prise en charge des maladies rares et le plan pour l'amélioration de la qualité de vie des maladies chroniques sont considérés comme des priorités d'actions.
Ces plans viseront à améliorer l'information des médecins et du public, l'accès au diagnostic, au traitement et à la prise en charge globale du patient tant du point de vue sanitaire que social avec notamment une meilleure compensation des handicaps et incapacités dues à ces pathologies.
UMP 12 REP_PUB Bretagne O
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la
citoyenneté des personnes handicapées
Le monde associatif demande l’ouverture immédiate de négociations
Parce que la première lecture du projet de loi au Parlement ne change pas fondamentalement la politique envisagée à l’égard des personnes en situat ion de handicap, 15 organisations demandent au Gouvernement l’ouverture immédiate de réelles négociations, pour une révision des fondements du texte de loi.
Si des avancées ont été constatées, notamment sur la prestation de compensation ou pour répondre aux déf iciences sensorielles, le projet de loi actuel souf f re toujour s d’une lacune f ondamentale : la non-prise en compte de l’environnement dans la déf inition du handicap. Ne pas reconnaître clairement que celui-ci est bien le produit de l’int er action entre les dif f icultés f onctionnelles de la personne, d’une part , et les obstacles environnementaux, d’autre part (c' est -à-dire les obstacles architecturaux, culturels et sociaux), c’est s’interdire d’aller au bout d’une grande ambition : supprimer ou réduire véritablement les situations de handicap vécues par une grande partie des citoyens français.
Ainsi, en matière d’éducation, d’emploi et de ressources notamment pour les personnes lourdement handicapées, le text e de loi, en l’état actuel, ne permet toujours pas de répondre aux attentes des personnes concernées.
Les organisations signataires rappellent leurs exigences :
Education
: Reconnaissance du droit à l’école pour tous et retour à la proposit ion initiale d’inscription de tous les enf ants à l’école de leur sect eur , sans aucune ambiguïté.
Formation Professionnelle : Politique d’accès à la qualification déf inie et mise en oeuvre de façon concertée avec tous les acteurs concer nés (Etat , régions, Sécurité sociale, organisations syndicales et professionnelles, associations…)
Emploi
: Maintien intégral de la loi de 1987 visant à f avoriser l’emploi des personnes handicapées, application dans la Fonction Publique du protocole d’accord signé entre l’Et at et les organisation syndicales, et augmentation des moyens pour le secteur du travail protégé.
Ressources
: la création de deux sources de revenus pour les personnes en situation de handicap :
1) un revenu de remplacement égal au SMI C pour la personne qui ne peut effectivement pas travailler. 2) une allocation nouvelle, dite d’intégration sociale, pour les personnes qui travaillent , intégralement cumulable avec le salaire de la personne ou du conjoint.
Accessibilité
: l’extension, à tous logements, lieux de travail et établissements recevant du public, des modalités de contrôle en amont de la construction, actuellement réservées à certains établissements seulement.
Maisons départementales
: Définition des missions, évaluation et pilotage national pour éviter les disparités territoriales, et f inancement indépendant et pérenne de ces « agences », terme préférable à « maisons ».
Financement
: Pérennité du f inancement nécessaire pour servir les prestations de compensation et assurer la programmation pluriannuelle des structures et services d’aide à la personne.
Clarif ication du partage des responsabilités entre l’Etat , l’Assurance Maladie et
les collectivités territoriales.
Les organisations signataires :
AFM, APAJH, AMI , ANATEEP, ANPEA,
ANPI HM, CEMEA, DDEN, Fait 21, FGADPEP, Handicap et Intégration, Handicap
International, UNALG, UNISDA, SE-UNSA.
Estelle ASSAF
AFM pour les organisations signataires
Copyright (c) 2004 Ma société. Tous droits réservés.