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Maladies Rares Législation
Partie N° 03
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Communiqué
de Presse
Paris, le 7 décembre 2001
TELETHON 2001
Roger-Gérard
Schwartzenberg, ministre de la Recherche,
annonce la création d'un Institut des Maladies Rares
A l'occasion du Téléthon 2001, Roger-Gérard Schwartzenberg,
ministre de la Recherche annonce la création d'un " Institut des Maladies
Rares " et déclare :
"Chacune des maladies rares concerne seulement une
personne sur 2000. Mais ces maladies rares sont multiples : elles représentent
5000 à 8000 pathologies différentes. Dès lors, l'ensemble des maladies rares
concernent près de 4 millions de personnes en France (malades et parents) et
près de 25 millions en Europe.
Actuellement, la grande majorité de ces malades ne disposent
pas de traitement thérapeutique, l'industrie pharmaceutique consacrant trop peu
de recherches à ces maladies rares. Celle-ci ne développe guère de "
médicaments orphelins " susceptibles de traiter ces maladies rares, du
fait de leur insuffisante rentabilité.
Certes, le Règlement sur les médicaments orphelins, adopté
par le Conseil des ministres et le Parlement européen en décembre 1999, marque
un premier progrès : il institue, en effet, des mesures financières
d'incitation pour favoriser la recherche, le développement et la mise sur le
marché des médicaments orphelins.
Cependant, il faut aller plus loin et plus vite.
En effet, le résultat de la méconnaissance de ces maladies
rares par les médecins et les laboratoires pharmaceutiques, ce sont des
diagnostics erronés ou tardifs, puis une fois le diagnostic posé, l'absence
de prise en charge des malades du fait de l'absence de médicaments,
l'industrie jugeant leur fabrication non rentable.
Je n'ai pas l'intention de laisser les patients souffrant
des maladies rares face à cette logique du marché et du profit, qui dénie leur
droit à la santé et
les enferme dans un sentiment d'abandon et d'exclusion.
J'ai donc décidé de développer la recherche publique sur les
maladies rares, dont 80 % sont d'origine génétique et pour qui la génomique
ouvre la voie de l'espoir de traitements ou de guérisons
Je créé donc un "Institut des maladies rares",
qui sera un GIS (groupement d'intérêt scientifique) pour stimuler, développer
et coordonner les recherches sur ces maladies.
Cet Institut sera créé dès le début de 2002. Il rassemblera tous
les partenaires concernés. C'est-à-dire les ministères concernés (Recherche
et Santé), les organismes publics de recherche (INSERM et CNRS) et les
associations de malades (AFM et Alliance pour les maladies rares).
En agissant tous ensemble et avec détermination, nous
pourrons faire reculer les maladies rares, combattre l'exclusion et redonner
l'espoir aux patients concernés. "
Le ministre de la recherche a également souligné son
engagement à porter la recherche française en génomique et post-génomique au
meilleur niveau. Un effort important a déjà été consenti depuis 4 ans, avec
plus de 4 milliards de francs de crédits publics consacrés à ces recherches.
Enfin, Roger-Gérard Schwartzenberg s'est félicité de l'inscription
à l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale pour la mi-janvier du projet de loi
sur la bioéthique qui rendra possible des recherches, strictement encadrées,
sur les cellules souches d'embryons devenus sans projet parental : " La
voie sera ainsi ouverte à la médecine régénérative, qui pourra traiter de
nombreuses affections par greffe de cellules. Ce qui est en jeu, c'est le droit
des personnes atteintes d'affections graves et souvent incurables à être
soignées et à voir les recherches progresser, pour développer des
thérapeutiques susceptibles de leur offrir des chances de guérison. "
Contact presse
Cabinet du Ministre : Sofia Nadir
Tél : 01. 55 55 53 28
http://www.recherche.gouv.fr/discours/2001/telethon.htm

Communiqué de Presse 2 avril 2002
Roger-Gérard
SCHWARTZENGERG, ministre de la Recherche, installe l'Institut des Maladies
Rares
Roger-Gérard Schwartzenberg,
ministre de la Recherche, installe aujourd'hui l'Institut des maladies rares,
dont il avait annoncé la création au Téléthon, le 7 décembre dernier.
Chacune des maladies rares
concerne seulement une personne sur 2000. Mais ces maladies rares sont multiples
: elles représentent 5000, voire 8000 pathologies différentes. Dès lors,
l'ensemble des maladies rares concernent près de 4 millions de personnes en
France (malades et parents) et près de 25 millions en Europe. Actuellement, la
grande majorité de ces malades rares ne disposent pas de traitement
thérapeutique, l'industrie pharmaceutique leur consacrant trop peu de
recherches. Celle-ci ne développe guère de "médicaments orphelins" susceptibles
de traiter ces maladies rares, du fait de leur insuffisante
rentabilité.
Roger-Gérard Schwartzenberg a déclaré : "Le résultat de la
méconnaissance de ces maladies rares par les médecins et les laboratoires
pharmaceutiques, ce sont des diagnostics erronés ou tardifs, puis une fois le
diagnostic posé, l'absence de prise en charge des malades du fait de l'absence
de médicaments, l'industrie jugeant leur fabrication non rentable.
Je n'ai pas
l'intention de laisser les patients souffrant des maladies rares face à cette
logique du marché et du profit, qui dénie leur droit à la santé et les enferme
dans un sentiment d'abandon et d'exclusion. J'ai donc décidé de développer la
recherche publique sur les maladies rares.
Beaucoup de ces maladies
sont d'origine génétique. La génomique peut donc ouvrir de nouveaux espoirs. Il
en va de même pour les thérapies cellulaires. L'objectif de l'Institut des
maladies rares, c'est de coordonner, impulser et développer les recherches sur
les maladies rares.
Le GIS associe
les partenaires concernés :
- L'Etat (ministères de la
Recherche, de la Santé, de l'Industrie) ; - Les organismes de recherche
(CNRS, INSERM) ; - Des associations de malades (AFM et Alliance maladies
rares) ; - La CNAMTS (Caisse nationale de l'assurance-maladie des
travailleurs salariés).
Le président de cet Institut
sera le Pr Alain FISCHER, chef du service d'immunologie et d'hématologie
pédiatrique de l'Hôpital Necker-Enfants malades, à qui l'on doit la seule
thérapie génique réussie au monde avec la guérison d'"enfants-bulles" en 2000
".
Contacts
presse : Cabinet du Ministre :
Muriel Elghouzzi - Tél : 01 55 55 83 28
http://www.recherche.gouv.fr/discours/2002/instmalrare.htm

Texte officiel (JO Sénat du
12.12.02) sur la reconnaissance de la FM au titre des affections longue durée HORS
LISTE (invalidité, soins à 100 %) dès lors que la FM présente un caractère
évolutif ou invalidant.
Reconnaissance de la fibromyalgie comme maladie invalidante
Ministère de dépôt: Santé
Question écrite Nº 03733 du 07/11/2002
page 2596 avec réponse posée par CARRÈRE (Jean-Louis) du groupe SOC .
M. Jean-Louis Carrère appelle l'attention
de M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées sur
la situation des personnes atteintes de fibromyalgie et/ou du syndrome de
fatigue chronique. Cette pathologie qui peut se révéler particulièrement
invalidante ne bénéficie pas dans notre pays d'une réelle reconnaissance,
privant de facto les malades de la prise en charge à laquelle leur état de
santé devrait leur permettre de prétendre, notamment en termes de droit à
l'exonération du ticket modérateur.
Il lui demande de lui indiquer s'il entre
dans ses projets de reconnaître la fibromyalgie comme maladie invalidante.
Ministère de réponse: Santé -
Publiée dans le JO Senat du 12/12/2002 page 3088.
Il ressort des travaux menés par un
groupe d'experts du Haut Comité médical de la sécurité sociale que la
fibromyalgie est répertoriée dans la terminologie médicale comme syndrome
comportant des douleurs diffuses dont l'étiologie fait l'objet de controverses.
En l'absence de critères reconnus et bien établis, en l'état actuel des
connaissances, le Haut Comité médical de la sécurité sociale estime que la
fibromyalgie ne peut être admise sur la liste des affections comportant un
traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse, justifiant
une prise en charge à 100 % (art. D. 322-1 du code de la sécurité sociale).
Le
patient atteint de fibromyalgie peut toutefois bénéficier d'une prise en charge
à 100 % de soins et traitements liés à cette affection, au titre des affections
" hors liste ", dès lors que la fibromyalgie est associée à des
formes évolutives ou invalidantes.
Il est précisé que c'est sur avis du service
du contrôle médical, au vu de l'état du malade, que la caisse d'assurance
maladie accorde cette prise en charge.
Comme pour toutes les pathologies
pouvant entraîner une invalidité, les commissions techniques d'orientation et
de reclassement professionnel (COTOREP) déterminent le taux d'incapacité des
personnes en situation de handicap, sans que la nature de la maladie qui est à
l'origine de l'incapacité n'entre en jeu.
Selon l'évolution de la maladie,
notamment si elle se stabilise, les COTOREP peuvent proposer un reclassement
professionnel. L'incapacité présentée par les personnes atteintes de
fibromyalgie est très variable selon la forme et la gravité de la maladie.

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