Le FROID, ses Conséquences sur les Malades et les Lois.
http://www.sante.gouv.fr/
0820 03 33 33
20/12/2005
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Recommandations en cas de vague de grand froid |
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La physiologie du froid (Source rapport INVS 2003)
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Les mécanismes thermorégulateurs
L'être humain dispose de plusieurs mécanismes de régulation des échanges
thermiques en ambiance froide :
· La protection active contre le froid : augmentation de l'épaisseur des vêtements, accroissement de l'aire couverte par les vêtements...
· Les mécanismes physiologiques endogènes thermorégulateurs, qui mettent en jeu les systèmes nerveux, endocrinien, cardiaque et respiratoire.
Quand la température ambiante est suffisamment basse pour entraîner une
diminution de la température centrale en dessous de 37°C, on observe une
vasoconstriction cutanée qui permet d'isoler les tissus périphériques du
compartiment central en créant un gradient thermique entre la peau et les
viscères profonds (cœur, cerveau, rein). La vasoconstriction s'accompagne d'une
hypertension artérielle et d'une augmentation du tonus sympathique (système
nerveux autonome) qui se traduit en particulier par une accélération du rythme
cardiaque. La redistribution du sang circulant vers les organes est à l'origine
d'une augmentation du secteur intravasculaire, ce qui aboutit à une
hémoconcentration. On observe une augmentation de la concentration plasmatique
de 10 % des globules rouges, des leucocytes, des plaquettes, du cholestérol et
du fibrinogène, et une augmentation de la viscosité sanguine de 20 % environ.
De plus, sous l'effet du froid, l'organisme augmente sa thermogenèse.
L'activité cardiaque augmente ainsi que les besoins du cœur en oxygène. La
production de chaleur peut dépendre soit de l'augmentation de l'activité
musculaire squelettique (frisson thermique ou activité physique volontaire),
soit d'un accroissement du métabolisme. Le tissu adipeux brun et certaines
hormones participent à l'augmentation du métabolisme énergétique : les hormones
thyroïdiennes, les catécholamines (adrénaline), les glucocorticoïdes, le
glucagon. Les hormones thyroïdiennes en particulier interviennent plus dans
l'acclimatation au froid que dans la réponse de thermorégulation immédiate. On
observe également une diminution de la thermolyse et en particulier de la
transpiration. Des effets néfastes pour la santé apparaissent si le système
thermorégulateur est déficient ou si le stress thermique est trop important. En
général, les individus sains s'adaptent rapidement à la nouvelle température,
ce qui n'empêche pas une augmentation de la morbidité, voire de la mortalité,
en relation avec les faibles températures.
Néanmoins, même une faible baisse de la température corporelle interne peut
induire des effets très néfastes chez les personnes fragilisées.
Physiopathologie du froid
a) Effets cardiovasculaires
Le froid induit une vasoconstriction, une augmentation de la pression
artérielle et une hémoconcentration (à l'origine d'une hyperviscosité
sanguine), qui peuvent aboutir à une rupture des plaques d'athérome et donc
favoriser la thrombose artérielle. En effet, à partir de la fissuration de la
plaque survient une agrégation de plaquettes et la formation d'un thrombus
blanc. Le thrombus ainsi formé rétrécit la lumière de l'artère et entraîne
alors une sténose plus ou moins serrée de cette artère. De plus, la
concentration sérique de la protéine C anticoagulante n'est pas augmentée
(contrairement aux éléments figurés du sang), ce qui favorise le risque de
thrombose, en particulier chez le sujet âgé.
Au niveau des artères coronaires, le spasme lié au froid associé à une
éventuelle thrombose et à l'augmentation des besoins en oxygène du myocarde
favorisent, chez le sujet à risque, la survenue ou l'aggravation d'une angine
de poitrine, voire d'un infarctus du myocarde en cas de sténose complète de la
lumière artérielle. Approximativement la moitié de la surmortalité hivernale
est attribuable à la thrombose coronaire.
Au niveau cérébral, ces mêmes mécanismes (hypertension artérielle,
hyperviscosité et thrombose) peuvent être à l'origine d'accidents vasculaires
cérébraux, en particulier de type ischémique. Les facteurs de risque sont
l'hypertension artérielle et l'hypercholestérolémie. Au niveau de la
circulation périphérique, la vasoconstriction liée au froid favorise la
survenue de crises vasomotrices chez les patients présentant un acrosyndrome
(syndrome de Raynaud).
b) Effets respiratoires
S'il est admis depuis longtemps que les maladies respiratoires augmentent en
hiver, l'étiopathogénie n'est toujours pas complètement élucidée. Deux facteurs
semblent expliquer en partie ce phénomène. D'une part, l'inhalation d'air froid
entraîne un refroidissement de la muqueuse des voies respiratoires supérieures,
ce qui tend à inhiber les mécanismes de lutte contre les infections, comme la
clairance muco-ciliaire et l'activité de phagocytose des leucocytes. D'autre
part, la tendance à la concentration de la population dans des espaces confinés
et peu ventilés augmente le risque d'infections croisées.
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Causes des décès
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L'hypothermie constitue (avec les engelures) la pathologie la plus directement
liée aux basses températures atmosphériques. Cependant, les décès par
hypothermie sont peu nombreux en France, Des décès, ou l'aggravation de
pathologies existantes, sont attribuables à la mobilisation excessive du
système thermorégulateur et/ou à l'effet du froid sur l'arbre bronchique. Ils
concernent les cardiopathies ischémiques, les accidents vasculaires cérébraux
et les infections respiratoires, qui représentent l'essentiel de la
surmortalité observée en hiver
L'excès de mortalité durant l'hiver, est imputable plus aux conséquences du
froid qu'à la grippe, qui représenterait 2,4% des causes de décès
supplémentaires durant cette période.
En janvier 1985, la France a connu une vague de froid ayant entraîné une
surmortalité importante (+13%), principalement par infarctus de myocarde (+17
%), accidents vasculaires cérébraux (+54 %) et pneumonies (+208%). La mortalité
associée au froid dépasse le cadre des quelques décès annuels par hypothermie
des sans-abri. La mortalité par cause en Ile-de-France, comparée à la moyenne
de 1980-1984, a été étudiée (ORS Ile-de-France 1987). Les augmentations les
plus importantes, en pourcentage, sont dues aux troubles mentaux (31,4 %), aux
maladies respiratoires (+30,0 %) et aux maladies endocriniennes (+20,9 %).
De nombreuses études mettent en évidence l'existence d'une courbe en V entre la
température et la mortalité avec une pente plus accentuée du côté des
températures élevées que du côté froid. Cependant, en chiffre absolu le froid
est plus meurtrier que la chaleur. Des variations saisonnières avec un pic
hivernal sont observées dans plusieurs pathologies, entre autres les maladies
coronariennes, les accidents vasculaires cérébraux et les maladies
respiratoires. Approximativement la moitié de la surmortalité hivernale est
attribuable à la thrombose coronaire. L'intervalle entre une vague de froid et
le retentissement sur la mortalité cardiovasculaire est de à 7 à 14 jours.
Au niveau cérébral, ces mêmes mécanismes (hypertension artérielle, hyper
viscosité et thrombose) peuvent être à l'origine d'accidents vasculaires
cérébraux, en particuliers de type ischémique.
L'intervalle entre une vague de froid et le retentissement sur la mortalité
respiratoire est de à 15 à 30 jours.
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Morbidité
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D'autres pathologies peuvent être rattachées au froid, entre autres les
acrosyndromes, les maladies endocriniennes ou l'asthme. Bien que l'inhalation
d'air froid soit un facteur déclenchant de crises d'asthme, il semble toutefois
que le froid ne soit pas un facteur de risque majeur comparé à l'impact des
infections bronchiques virales sur les asthmatiques.
Principales pathologies liées à l'exposition directe au froidConcernant les effets indirects du froid, il n'a pas été observé d'augmentation nette des fractures en période hivernale. De même, les accidents de la route sont moins nombreux en hiver. Au contraire, il y a un risque accru d'intoxications au monoxyde de carbone dues à des systèmes de chauffage déficient ou à des véhicules immobilisés par le froid.
· L'hypothermie est une des principales causes de mortalité liée à l'exposition directe au froid chez les personnes ayant une imprégnation alcoolique, chez les enfants et les personnes âgées. Elle correspond à un état de faiblesse grave et consécutif à un dérèglement de la thermogenèse.
· L'engelure représente le premier degré de la gelure. Certains individus y sont plus particulièrement sensibles parce qu'ils sont atteints d'un " acrosyndrome ". Au second degré de la gelure, des phlyctènes peuvent apparaître. Puis les tissus profonds peuvent se nécroser. Ce risque ultime survient surtout dans des situations extrêmes.
Pathologies ayant une recrudescence en hiverLa morbidité durant l'hiver
est marquée également par une augmentation des pathologies cardio-vasculaires
et principalement des infections pulmonaires particulièrement chez les
personnes âgées. D'autres pathologies telles que les otites, les
gastro-entérites, les crises d'asthme, les pharyngites surviennent plus
fréquemment en hiver, notamment chez les nourrissons et les enfants jeunes.
L'intoxication au COElles surviennent en hiver et sont favorisées par des
inversions thermiques dans les basses couches de l'atmosphère. La plupart du
temps l'accident se produit dans les salles de bains et est dû principalement à
des perturbations dans le tirage des conduits d'évacuation.
Les accidents vasculaires cérébraux (AVC)Ils semblent augmenter en hiver,
plus particulièrement dans des conditions anticycloniques, i.e. température et
humidité faibles, pression atmosphérique et vitesse du vent importantes.
Cependant, des études poursuivies dans des pays de climats différents montrent
des variations saisonnières diverses.
Les acrosyndromes : le syndrome de RaynaudDans les phénomènes secondaires,
la diminution de la pression intra-luminale et les lésions vasculaires
favorisent le vasospasme lors de l'exposition au froid. Il faut plusieurs mois
d'exposition au risque pour que les lésions atteignent le stade de l'expression
clinique. L'évolution peut se faire vers une aggravation fonctionnelle avec
augmentation de la fréquence des crises ou du nombre de doigts touchés. Les
complications trophiques sont exceptionnelles. La protection du corps contre le
froid et l'éviction de certains médicaments sont recommandés. Le test de
provocation au froid par immersion des mains dans l'eau froide permet
d'objectiver l'acrosyndrome7.
Une étude à Clermont-Ferrand auprès de 91 patients volontaires montre que le
nombre de crises vasomotrices avec phase syncopale augmente significativement
(Fabry et al. 2000) :
- avec un refroidissement en cours de journée et/ou en période automnale avec
un renforcement de l'humidité relative ;
- avec une baisse de la température par rapport à la veille ou avec une
augmentation de l'humidité relative ;
- en période hivernale, l'occurrence des crises double lorsque la température
diminue significativement au cours de la journée (voisines de 0°C) avec une
humidité relative supérieure à 80 %.
Les pathologies respiratoires d'origine infectieusePlusieurs mécanismes
ont été invoqués pour expliquer l'augmentation de la pathologie respiratoire
durant l'hiver.
Le froid pourrait diminuer la résistance immunitaire face aux maladies
respiratoires infectieuses. Par ailleurs, l'inhalation d'air froid déclenche
une bronchoconstriction, spécialement en cas de bronchopneumopathie chronique
obstructive. Les situations d'air sec (humidité relative basse) semblent plus
fréquemment associées aux pics saisonniers des infections respiratoires.
La faible humidité pourrait dessécher les muqueuses et donc réduire leur
résistance à l'infection.
La grippe contribue indirectement à l'excès de mortalité hivernale. La
pollution atmosphérique constitue un facteur de risque supplémentaire.
Aux Etats Unis, le nombre de décès par grippe, pneumonie et bronchite culmine
en décembre et en janvier. Il semble aussi exister une forte corrélation entre
la baisse de température et la mortalité par grippe et bronchites aiguës et
chroniques. Les personnes âgées de plus de 60 ans sont plus à risque. Les mois
hivernaux où l'humidité est faible et où il y a peu de mouvement d'air dans les
constructions chauffées sont propices à la propagation de maladies
respiratoires infectieuses
L'asthmeLe froid n'est pas un facteur de risque majeur mais la présence
des personnes dans les bâtiments, entre autre dans les établissements
scolaires, favorise la propagation de certains virus qui sont des facteurs
d'aggravation de l'asthme
L'humidité est aussi un facteur de risque de l'asthme. L'inhalation d'air glacé
est un facteur de déclenchement de l'asthme. La pollution hivernale étudiée par
le biais du dioxyde de soufre est un facteur de risque qui augmente la durée et
la fréquence des crises d'asthme chez les enfants, même à des niveaux de pollution
faible.
L'anémie à hématies falciformes (drépanocytose)Chez les patients atteints
de drépanocytose, le refroidissement cutané est un facteur déclenchant les
crises douloureuses qui sont associées à une nécrose vasculaire de la moelle
osseuse (par falciformation et précipitation de l'hémoglobine S anormale). Dans
deux études sur l'effet du refroidissement cutané indirect (immersion dans
l'eau froide) et des vibrations sur la survenue des crises, mettent en évidence
que la vasoconstriction en réponse à un refroidissement cutané est plus intense
et plus prolongée chez les patients présentant une drépanocytose que chez des
sujets sains, et évoquent la possibilité que le refroidissement cutané puisse
déclencher une crise douloureuse par le biais d'une vasoconstriction réflexe au
niveau des muscles squelettiques et probablement aussi au niveau de la moelle
osseuse.
Une autre étude menée à Kingston (Jamaïque) sur l'analyse des facteurs
déclenchant les crises vasoocclusives chez de jeunes patients drépanocytaires
montre qu'un refroidissement cutané était en cause dans 34 % des cas. Le froid
comme facteur déclenchant les crises n'était pas moins fréquemment retrouvé
chez les patients présentant une couche graisseuse sous-cutanée plus importante
Les maladies endocriniennesLe système endocrinien participant activement
à la thermogenèse, le déficit en certaines hormones peut altérer la réponse à
une exposition au froid. C'est particulièrement le cas des hormones
thyroïdiennes. Dans le cas du diabète non insulino-dépendant (ou de type 2),
concernant plus particulièrement les adultes, les variations saisonnières de
l'hémoglobine glycosylée (Hb1Ac), reflet de l'équilibre diabétique, varie en
fonction des saisons avec un niveau significativement plus élevé en hiver. Ce résultat
est à relier aux conditions hygiénodiététiques et en particulier à
l'augmentation de l'apport calorique (plats plus salés et ingestion d'alcool),
à la diminution de l'activité physique (nuit à 16h, routes verglacées) et au
fait que les médecins n'adaptent pas forcément leurs conseils nutritionnels en
fonction des saisons.
Les troubles mentauxLes résultats de l'enquête menée par l'Observatoire
régional de la santé en Ile-de-France ont révélé une augmentation de 31,4 % de
la mortalité liée aux troubles mentaux (ORS Ile-de-France, 1987). Les troubles
mentaux sont un facteur de risque reconnu de l'hypothermie (Tanaka et al.
1990). En particulier, la détérioration des capacités cognitives peut conduire
une personne à sous-estimer le risque du froid et à être particulièrement
démunie en hiver.
L'hypothermieLes décès par hypothermie représente à 1 % du nombre de
décès attribuable au froid dans les pays tempérés
L'hypothermie peut être faible (32.2<T<35.0°C), modérée
(28.0<T<32.2°C) ou sévère (<28.0°C) (CDC 1999). Les facteurs de risque
communément associés sont la consommation d'alcool, la consommation de drogues,
la démence et l'immersion dans l'eau froide. L'hypothermie urbaine concerne
majoritairement les sans abri et les personnes en état d'ivresse. Les personnes
âgées dont le système biologique de régulation de la température est perturbé
peuvent souffrir d'hypothermie en intérieur, souvent par manque de chauffage.
La faible densité de population est aussi un risque. Un bon voisinage est une
bonne prévention contre les risques liés au froid..
Les symptômes précurseurs de l'hypothermie chez les adultes sont la confusion,
la perte de mémoire, la somnolence, la fatigue, la difficulté de mouvement et
de langage. Chez les enfants les symptômes se traduisent par une rougeur, une
peau froide et une apathie. Une hémorragie des muqueuses de l'estomac se
produit dans 70 % des hypothermies sèches.
Les geluresLes gelures sont associées à l'exposition au froid. Comme pour
les brûlures, on décrit leur gravité par 4 niveaux : un premier degré
correspondant à une forme érythémateuse sans phlyctène, un deuxième degré
superficiel (forme bulleuse, phlyctène à liquide clair, guérison sans
séquelles), un deuxième degré profond (grosses phlyctènes sérohématiques,
nécrose limitée au derme avec formation d'escarre, séquelles douloureuses
fréquentes) et un troisième degré (nécrose profonde, totale pouvant aboutir à
une mutilation, séquelles constantes). Une longue exposition au froid peut
entraîner des hémorragies pancréatiques, des œdèmes pulmonaires et des œdèmes
de la peau. Un risque plus particulier est lié à l'utilisation de porte-bébé
porté sur la poitrine ou le dos. La circulation des membres inférieurs des
nouveaux-nés est réduite, ce qui augmente les risques d'engelures des jambes et
des pieds par temps froid.
Les intoxications au monoxyde de carboneL'intoxication par le monoxyde de
carbone est la première cause de mortalité par toxique en France.
200 personnes meurent en moyenne chaque année en France d'intoxication oxycarbonée,
dans un contexte domestique ou professionnel (c'est à dire en dehors des
suicides et des incendies). L'enquête menée par la DGS en 2001 indique que le
nombre des intoxications reste important ; en 2001, ce nombre a été de 2 500
hospitalisations et de 3 700 personnes exposées. Les intoxications
accidentelles sont principalement générées par des installations de chauffage
ou de production d'eau chaude non conformes, vétustes, mal entretenues, ou
utilisées de façon inappropriée. Des conditions météorologiques particulières
interfèrent parfois avec ces dysfonctionnements techniques (mauvaise évacuation
des gaz brûlés, refoulement par défaut de tirage…) et concourent à la survenue
d'intoxications à l'intérieur des logements. Les intoxications oxycarbonées se
produisent principalement de novembre à février ("période de
chauffe"). L'usage des appareils ou des moteurs thermiques (en particulier
les groupes électrogènes qui doivent être installés en extérieur), en milieu
clos dépourvu de ventilation, sont à l'origine de nombreuses intoxications.
Toutes les populations semblent concernées par les intoxications oxycarbonées
même si les conditions de précarité sociale et financière sont des facteurs
aggravants.
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Personnes à risque
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Les pathologies nécessitant une prévention et les populations cibles
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Populations cibles |
Pathologies |
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Personnes âgées |
Maladies cardiovasculaires |
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Insuffisants respiratoires |
Infections respiratoires |
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Population générale |
Intoxications au CO |
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Population défavorisée |
Hypothermies |
Les personnes à risque sont :
· Principalement les personnes souffrant d'une maladie cardiaque, respiratoires, les personnes âgées ayant des troubles cognitifs,
· Les nouveau-nés et les nourrissons
· Les personnes souffrant d'autres maladies chroniques : diabète, maladies de la thyroïde, maladies arthritiques (prise d'anti-inflammatoires), addiction, maladies psychiatriques, insuffisance respiratoire et asthme, personnes sous médication (somnifères, psychotropes, ant-inflamatoires…)
· Les personnes en situation de précarité
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Recommandations en cas de vague de grand froid |
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Conseils à rappeler à vos patients
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Il est souvent utile de rappeler aux patients, et notamment à ceux présentant
des facteurs de risque, certains conseils ou attitudes à avoir en cas de grands
froids. Trop souvent les patients ont tendance à oublier que l'hiver peut faire
décompenser leur pathologie et que certaines précautions sont importantes..
Vous trouver ci-joint des fiches de conseils pour les patients que vous pouvez
télécharger et imprimer.
Quelques conseils méritent d'être soulignés même s'ils peuvent semblent
évidents :
Pour les patients cardiaques :Les personnes souffrant de maladies
cardio-vasculaires sont les plus à risque. Cependant les personnes présentant
des facteurs de risque cardio-vasculaire sont également particulièrement à
risque de faire un accident inaugural de la maladie coronaire et doivent faire
l'objet des mêmes recommandations en période de grand froid
Lors de chaque consultation, de vos malades souffrant de maladies
cardio-vasculaires et auprès de ceux qui présentent des facteurs de risque
cardio-vasculaire, il faut insister sur 3 points essentiels :
- éviter tout effort important en extérieur ( courir, pelleter
déneiger,etc....). N'hésitez pas à demander de l'aide,
- en cas de transport en voiture par période de grand froid, il faut prévoir le
risque d'être bloqué par les intempéries ou de devoir faire face à des
difficultés de circulation . Prévoir une quantité suffisante de médicaments (et
de l'eau pour les prendre), les coordonnées de son médecin traitant ( et
l'ordonnance en cours),
- demander conseil à son médecin et à son cardiologue
Des conseils à l'attention des personnes atteintes de maladies
cardiovasculaires et de ceux ayant des facteurs de risque sont téléchargeables
à partir de ce site. Vous pouvez également les imprimer pour les remettre à
certains de vos patients
Pour les personnes âgées :Il est important de repérer les personnes âgées
ayant des difficultés à faire face aux activités de la vie quotidienne ou ayant
déjà fait des chutes à domicile et tout particulièrement si leur entourage est
restreint. En dehors d'un éventuel bilan des fonctions cognitives, il est très
utile d'élaborer des recommandations à l'aidant professionnel ou familial
s'occupant de cette personne âgée. Le document ci-joint peut servir de base à
ces conseils.
Pour les nourrissons :La régulation thermique du nourrisson de moins de 3
mois est beaucoup moins efficace que celles de l'adulte et les pertes de chaleurs
se produisent très facilement, particulièrement quand il est mouillé ou quand
il a peu de mouvements actifs (enfant endormi dans un landau ou enfant maintenu
dans un sac à dos lui comprimant les cuisses.
Il est important de rappeler aux parents d'éviter, sauf nécessité, de sortir un
nourrisson de moins de 3 mois en cas d'alerte météo de niveau 3.
Il peut être utile de souligner aux parents la nécessité de bien couvrir le
nourrisson, particulièrement la tête et les extrémités et de maintenir une
bonne hydratation.
Pour les patients asthmatiques :En cas de froid, les exercices sportifs
prolongés à l'extérieur sont déconseillés particulièrement en cas d'asthme
instable, d'asthme d'effort ou déclenché par le froid. Ces précautions sont
importantes à transmettre sous forme de recommandations écrites destinées aux
enseignants (ordonnance ou protocole d'accueil individualisé).
Il est utile de rappeler aux familles que leur enfant doit toujours avoir à
disposition son traitement en cas de crise (broncho-dilatateur inhalé)
Pour les insuffisants respiratoiresLe VEMS est diminué d'une part chez le
bronchopathe chronique obstructif et l'insuffisant respiratoire chronique,
d'autre part avec l'age. Le grand froid (à partir de -5°C) peut provoquer un
bronchospasme, et entraîner une décompensation respiratoire aiguë chez ces
patients comme chez l'asthmatique.
Toute exacerbation (aggravation de la dyspnée habituelle, majoration et/ou
aspect purulent de l'expectoration, fièvre) chez le bronchopathe chronique
obstructif et l'insuffisant respiratoire chronique peut également entraîner une
décompensation respiratoire aiguë.
Une attention particulière devra être portée aux patients asthmatiques
présentant un asthme déclenché par l'exercice, le froid et les patients présentant
un asthme instable. Il conviendra de vérifier leur débit de pointe et
d'optimiser leur traitement.
Les insuffisants respiratoires chroniques et tout particulièrement ceux
présentant un VEMS inférieur à 30%, une dyspnée de repos ou bénéficiant d'une
oxygénothérapie à domicile devront également être informés des risques liés à
leur maladie ; un examen clinique, et au besoin une spirométrie et une
gazométrie seront effectués et leur traitement réadapté.
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Recommandations en cas de vague de grand froid |
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Que faire si le froid vous atteint
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Les basses températures, en particulier lorsqu'elles s'accompagnent de vents
peuvent provoquer des gelures superficielles, des engelures, voire une
hypothermie.
Les gelures superficielles sont des réactions assez légères au froid. Elles ne
sont généralement pas douloureuses. La coloration est blanc-grisâtre. Il suffit
alors de frotter la zone concernée ou d'y faire souffler de l'air chaud.
- L'engelure : Elle est marquée par une zone de peau blanche ou jaune-gris qui paraît
anormalement ferme ou malléable comme de la cire avec un engourdissement des
parties exposées au froid, souvent non douloureuse.
Lors d'un grand froid, l'engelure peut apparaître rapidement, surtout si la
partie exposée est mouillée ou si le vent est important. La gravité peut
varier. Les zones affectées peuvent enfler, devenir rouges, présenter des
cloques ou saigner.
Premiers soins : Immerger la zone affectée dans de l'eau chaude, mais pas
brûlante, la température doit être douce pour les zones non touchées par le
froid.
Surtout ne pas frictionner la zone atteinte, ni la masser. Cela peut aggraver
la lésion.
Ne pas utiliser de source de forte chaleur (lampe chauffante, four, feu,
radiateur) pour réchauffer. Les zones atteintes sont engourdies et peuvent
facilement être brûlées Il est nécessaire de consulter son médecin.
Les gelures graves surviennent lors du gel complet des tissus mous. Les risques
sont particulièrement grands les jours où le vent est fort. La peau est
insensible, peut devenir bleu-noirâtre et se briser au moindre contact. Il faut
appeler les secours rapidement.
- L'hypothermie : Si la température corporelle s'abaisse en dessous de 35 °C,
les fonctions vitales ne sont plus efficaces. L'hypothermie est très dangereuse
parce que ses symptômes apparaissent de façon si progressive que les victimes
et leur entourage ne les remarquent souvent que lorsqu'il est trop tard. Il
faut savoir reconnaître les premiers signes d'une hypothermie : prononciation
saccadée des phrases, difficulté à la marche et tendance à trébucher, perte de
jugement puis confusion mentale, perte de coordination des membres, attitude
psychologique bizarre, sentiment de fatigue et d'intense frilosité, sensation
d'engourdissement progressif et de tension musculaire et éventuellement, perte
de conscience puis coma.
Premiers soins : appeler les secours (15 ou 112) Mettre la personne à l'abri du
froid et du vent. Remplacer les vêtements s'ils sont mouillés et couvrir la
personne avec des couvertures. Si elle est consciente, lui donner des boissons
sucrées, chaudes et non alcoolisées. Ne pas utiliser de chaleur directe, de
couvertures électriques ou de bouillottes. Ne pas masser la peau.
Si vous êtes cardiaques
·
Pensez à adapter votre activité et notamment à évitez
les efforts importants en cas de grand froid.
·
Evitez si possible de sortir en période de très grand
froid. Si cela n'est pas possible, essayez :
- d'être accompagné (ne pas sortir seul),
- de vous faire conduire,
- d'adapter votre activité progressivement (respecter un temps d'adaptation
nécessaire à un "échauffement" de l'organisme),
- de limiter les efforts importants (ne pas courir, pelleter, déneiger, changer
une roue...). N'hésitez pas à demander de l'aide
- d'être chaudement couvert particulièrement les extrémités (tête, mains,
pieds),
- d'utilisez des vêtements imperméables,
- de portez plusieurs couches de vêtements,
- de recouvrir votre bouche,
·
En cas de transport en voiture par période de grand
froid, il faut prévoir le risque d'être bloqué par les intempéries ou de devoir
faire face à des difficultés de circulation :
- éviter les efforts (ne pas poussez votre véhicule, ne pas changer une roue,
…)
- prévoyez une quantité suffisante de médicaments et de l'eau pour les prendre,
- prenez avec vous les coordonnées de votre médecin traitant ( et votre
dernière ordonnance),
- prévoyez une couverture, de survie de préférence
- prévoyez des aliments énergétiques (fruits secs, barres de céréales, …), et
des boissons.
·
Si vous envisagez un séjour en montagne, demander à
votre médecin et à votre cardiologue :
- quelle est l'altitude maximale à laquelle vous pouvez séjourner ?
- quels sont les efforts permis dans ce contexte (ski ?)
Dans tous les cas, IL EST INDISPENSABLE DE PRENDRE L'AVIS DE VOTRE
MEDECIN ET DE VOTRE CARDIOLOGUE, qui, connaissant précisément votre état de
santé, sauront vous donner les conseils complémentaires nécessaires, notamment
concernant la vaccination antigrippale avant l'hiver.
Si vous avez un nourrisson ou un nouveau néLes nourrissons et les
nouveaux nés sont particulièrement sensibles aux basses températures et peuvent
développer rapidement une hypothermie.
Sauf nécessité impérative, évitez de sortir votre nourrisson en période de
grand froid.
En cas de sortie dehors obligatoire, en période de froid :
- couvrez votre bébé, particulièrement la tête (bonnet), les extrémités (mains,
oreilles, pieds),
- évitez de placer votre nourrisson dans un porte-bébé, type sac à dos,
susceptible de comprimer ses membres inférieurs et d'entraîner des gelures.
- il est préférable que votre enfant soit transporté de façon à être libre de
ses mouvements dans les bras, landau ou poussette afin qu'il puisse bouger
régulièrement pour se réchauffer,
- si votre nourrisson est transporté en landau, veillez à se qu'il soit habillé
chaudement et couvert correctement, particulièrement quand il dort,
- il est préférable de multiplier les épaisseurs plutôt que d'utiliser un seul
vêtement très épais,
- pensez à donner à boire régulièrement à votre enfant.
En cas de transport en voiture par période de grand froid, il faut prévoir le
risque d'être bloqué par les intempéries avec son bébé :
- prévoyez vêtements chauds, couvertures et changes pour votre enfant
- sauf en cas d'allaitement au sein exclusif, munissez-vous de boissons chaudes
en quantités suffisantes (biberons dans une protection isotherme) et au moins
un repas s'il a une alimentation diversifiée
Si votre enfant est asthmatiqueEn cas de froid, les exercices sportifs
prolongés à l'extérieur doivent être évités particulièrement en cas d'asthme
instable, d'asthme d'effort ou déclenché par le froid.
Veuillez à ce que votre enfant ait toujours sur lui son traitement en cas de
crise (broncho-dilatateur inhalé) si besoin.
Si votre enfant est en collectivité (écoles, classe de neige, colonies de
vacances, centres aérés) : demandez à votre médecin traitant de faire des
recommandations écrites concernant la pratique du sport et les modalités de
prise en charge en cas de crise que vous transmettrez aux enseignants ou aux éducateurs
(le document transmis peut être une ordonnance et/ou un protocole d'accueil
individualisé, si l'enfant est en classe).
Si vous êtes âgésAvant l'hiver
· Pensez à faire vérifier vos installations de chauffage, à faire ramoner les cheminées
· Ne calfeutrez pas vos conduits d'aération
En cas de risque de grand froid prolongé ou de neige
· pensez à faire ou faire faire vos courses pour une longue période, à vérifier que vous avez vos médicaments pour une durée suffisante
En cas de grands froids
· Restez chez vous le plus possible
· N'hésitez pas à solliciter quelqu'un pour qu'il fasse vos courses
· Donnez régulièrement de vos nouvelles à quelqu'un de votre entourage
· Chauffez votre maison pour que la température ne descende pas en dessous de 19 °
· Mangez copieusement
· Evitez de vous reposer trop près du chauffage
Si vous devez sortir
· Mettez des vêtements chauds et pensez à prendre des chaussures imperméables et antidérapantes
· Munissez vous d'un chapeau ou bonnets, de gants et d'une écharpe
· N'hésitez pas à solliciter quelqu'un pour vous accompagner
· Prévenez quelqu'un si vous prévoyez de partir longtemps
Si vous êtes insuffisant respiratoire ou que vous avez une bronchite chronique
· Demandez à votre médecin s'il convient de vous vacciner contre les infections pneumococciques
· Lorsque vous sortez, habillez-vous chaudement et évitez de faire des efforts à l'extérieur par grand froid
· En cas d'exacerbation (aggravation de la dyspnée habituelle, majoration et/ou aspect purulent de l'expectoration, fièvre), consultez immédiatement votre médecin traitant
· Munissez-vous de votre traitement habituel et d'eau pour le prendre en cas de déplacement même de durée brève, et notamment de votre broncho-dilatateur s'il vous en a été prescrit ; en cas de voyage de nuit par la route, munissez-vous de tout votre traitement habituel et d'une couverture de survie
· En cas d'urgence, si vous n'arrivez pas à joindre votre médecin traitant, appelez le 15 ou le 112 ; vous pouvez demander conseil au pharmacien en attendant si vous vous trouvez à proximité d'une pharmacie
· Dans tous les cas, il est indispensable de prendre l'avis de votre généraliste ou de votre spécialiste qui connaît bien votre état de santé et qui pourra vous donner les conseils complémentaires nécessaires.
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Recommandations en cas de vague de grand froid |
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Comment prévenir ces risques ?
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Limitez au maximum les activités extérieures si vous
faites partie des personnes à risque.
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Remettez si possible tout voyage prolongé en automobile
s'il n'est pas indispensable.
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Si vous devez absolument vous déplacer en voiture,
munissez vous de nourriture et d'eau en quantité suffisante, prenez des
couvertures dont au moins une couverture de survie et des vêtements de rechange
chauds ainsi que votre traitement médicamenteux.
Assurez vous que la voiture est en bon état de fonctionnement et pensez à faire
le plein avant le départ.
·
Si vous êtes bloqués en voiture, faites tourner le
moteur 10 minutes toutes les heures, entrebâillez la fenêtre pour éviter
l'intoxication au monoxyde de carbone. Faites de temps en temps des exercices
en bougeant les bras, les jambes, les doigts vigoureusement afin de maintenir
une bonne circulation.
Vérifiez que la neige ne bloque pas le tuyau d'échappement de votre véhicule.
N'utilisez pas inutilement les phares de votre véhicule, pour éviter de
décharger la batterie.
·
Si vous circulez en ville, redoublez d'attention envers
les piétons qui ont souvent la vue partiellement obstruée par les vêtements et
le vent glacé.
· Si vous devez tout de même sortir à l'extérieur :
· Adaptez votre habillement : couvrez-vous la tête car c'est une partie du corps où il peut y avoir jusqu'à 30% de déperdition de chaleur.
· Pensez à vous munir d'un cache-nez pour recouvrir le bas du visage et particulièrement la bouche.
· Afin de conserver la chaleur corporelle, évitez de vous découvrir les mains même momentanément et habillez vous très chaudement. N'hésitez pas à porter plusieurs vêtements superposés.
· Maintenez un certain niveau d'exercice régulier tel la marche, sans pour autant faire des efforts importants.
· À la maison :
· Maintenez la température ambiante à un niveau convenable y compris la chambre à coucher (minimum de 19 °C).
· Fermer les pièces inutilisées.
· S'assurer du bon fonctionnement et de leur entretien avant de les utiliser. De même, les chauffages d'appoint fonctionnant avec des combustibles (ex : kérosène) ou de camping sont à proscrire pour les mêmes raisons.
· Ne pas surchauffer les poêles à bois, les chauffages d'appoint à cause des risques d'incendie et d'intoxication au monoxyde de carbone.
· Ne pas d'obstruer les bouches d'aération.
· Pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à votre famille ou à votre voisinage, si vous êtes âgé ou handicapé et si vous vivez seul.
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Recommandations en cas de vague de grand froid |
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Qui est à risque ?
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Les personnes les plus à risques sont :
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Les personnes âgées : La diminution de la perception du
froid, de la performance de la réponse vasculaire, l'altération des vaisseaux,
la diminution de la masse musculaire rendent les personnes âgées vulnérables au
froid.
Plus encore, les personnes âgées ayant des troubles cardiaques, une
insuffisance respiratoire, une difficulté à faire face aux activité de la vie
quotidienne ou souffrant de maladie d'Alzheimer ou apparentées sont à risque
· Les nouveau-nés et les nourrissons : leur système de réponse neurovasculaire n'est pas encore aussi performant que celui d'un enfant ou d'un adulte pour lutter contre le froid.. De plus le tout petit n'a pas une activité physique spontanée suffisante pour se réchauffer et ne peut pas signaler qu'il a froid.
· Les personnes à mobilité réduite, les personnes en situation de grande précarité, les personnes non conscientes du danger
· Les personnes souffrant de certaines maladies chroniques : telles que : insuffisance cardiaque, angine de poitrine, insuffisance respiratoire, asthme, diabète , troubles neurologiques
· Enfin, certaines personnes traitées par des psychotropes ou des anti-inflammatoires.
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Recommandations en cas de vague de grand froid |
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La physiologie du froid (Source rapport INVS 2003)
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Les mécanismes thermorégulateurs
L'être humain dispose de plusieurs mécanismes de régulation des échanges
thermiques en ambiance froide :
· La protection active contre le froid : augmentation de l'épaisseur des vêtements, accroissement de l'aire couverte par les vêtements...
· Les mécanismes physiologiques endogènes thermorégulateurs, qui mettent en jeu les systèmes nerveux, endocrinien, cardiaque et respiratoire.
Quand la température ambiante est suffisamment basse pour entraîner une
diminution de la température centrale en dessous de 37°C, on observe une
vasoconstriction cutanée qui permet d'isoler les tissus périphériques du
compartiment central en créant un gradient thermique entre la peau et les
viscères profonds (cœur, cerveau, rein). La vasoconstriction s'accompagne d'une
hypertension artérielle et d'une augmentation du tonus sympathique (système
nerveux autonome) qui se traduit en particulier par une accélération du rythme
cardiaque. La redistribution du sang circulant vers les organes est à l'origine
d'une augmentation du secteur intravasculaire, ce qui aboutit à une
hémoconcentration. On observe une augmentation de la concentration plasmatique
de 10 % des globules rouges, des leucocytes, des plaquettes, du cholestérol et
du fibrinogène, et une augmentation de la viscosité sanguine de 20 % environ.
De plus, sous l'effet du froid, l'organisme augmente sa thermogenèse.
L'activité cardiaque augmente ainsi que les besoins du cœur en oxygène. La
production de chaleur peut dépendre soit de l'augmentation de l'activité
musculaire squelettique (frisson thermique ou activité physique volontaire),
soit d'un accroissement du métabolisme. Le tissu adipeux brun et certaines
hormones participent à l'augmentation du métabolisme énergétique : les hormones
thyroïdiennes, les catécholamines (adrénaline), les glucocorticoïdes, le
glucagon. Les hormones thyroïdiennes en particulier interviennent plus dans
l'acclimatation au froid que dans la réponse de thermorégulation immédiate. On
observe également une diminution de la thermolyse et en particulier de la
transpiration. Des effets néfastes pour la santé apparaissent si le système
thermorégulateur est déficient ou si le stress thermique est trop important. En
général, les individus sains s'adaptent rapidement à la nouvelle température,
ce qui n'empêche pas une augmentation de la morbidité, voire de la mortalité,
en relation avec les faibles températures.
Néanmoins, même une faible baisse de la température corporelle interne peut
induire des effets très néfastes chez les personnes fragilisées.
Physiopathologie du froid
a) Effets cardiovasculaires
Le froid induit une vasoconstriction, une augmentation de la pression
artérielle et une hémoconcentration (à l'origine d'une hyperviscosité
sanguine), qui peuvent aboutir à une rupture des plaques d'athérome et donc
favoriser la thrombose artérielle. En effet, à partir de la fissuration de la
plaque survient une agrégation de plaquettes et la formation d'un thrombus
blanc. Le thrombus ainsi formé rétrécit la lumière de l'artère et entraîne
alors une sténose plus ou moins serrée de cette artère. De plus, la
concentration sérique de la protéine C anticoagulante n'est pas augmentée
(contrairement aux éléments figurés du sang), ce qui favorise le risque de
thrombose, en particulier chez le sujet âgé.
Au niveau des artères coronaires, le spasme lié au froid associé à une
éventuelle thrombose et à l'augmentation des besoins en oxygène du myocarde
favorisent, chez le sujet à risque, la survenue ou l'aggravation d'une angine
de poitrine, voire d'un infarctus du myocarde en cas de sténose complète de la
lumière artérielle. Approximativement la moitié de la surmortalité hivernale
est attribuable à la thrombose coronaire.
Au niveau cérébral, ces mêmes mécanismes (hypertension artérielle,
hyperviscosité et thrombose) peuvent être à l'origine d'accidents vasculaires
cérébraux, en particulier de type ischémique. Les facteurs de risque sont
l'hypertension artérielle et l'hypercholestérolémie. Au niveau de la
circulation périphérique, la vasoconstriction liée au froid favorise la
survenue de crises vasomotrices chez les patients présentant un acrosyndrome
(syndrome de Raynaud).
b) Effets respiratoires
S'il est admis depuis longtemps que les maladies respiratoires augmentent en
hiver, l'étiopathogénie n'est toujours pas complètement élucidée. Deux facteurs
semblent expliquer en partie ce phénomène. D'une part, l'inhalation d'air froid
entraîne un refroidissement de la muqueuse des voies respiratoires supérieures,
ce qui tend à inhiber les mécanismes de lutte contre les infections, comme la
clairance muco-ciliaire et l'activité de phagocytose des leucocytes. D'autre
part, la tendance à la concentration de la population dans des espaces confinés
et peu ventilés augmente le risque d'infections croisées.
FIBROMYALGIESOS : http://pageperso.aol.fr/FibromyalgieSOS